Un grand voyage et un Drupchö de Hayagriva mémorables

Juin 2019, Bouriatie Saison 2

On peut dire que ce second voyage en Bouriatie se sera déroulé sous les auspices de Hayagriva. La nature est courroucée, nous traversons ici et là quelques épisodes « hayagrivesques » et nous recevons des pluies de bénédictions … Une belle et longue aventure RIPA s’engage là-bas, c’est sûr.

Au centre RIPA de Moscou

Situé dans un quartier d’universités animé et actif, le centre RIPA est à l’image de son environnement : jeune, vivant, débordant d’énergie, de dynamisme et de vie. Les étudiants RIPA, y sont chez eux, tout comme les visiteurs qui sont chaleureusement accueillis. Réparti sur quatre niveaux, le centre a aménagé ses sous-sols en hébergement : dortoir, cuisine, salle de repas, douches et toilettes, tout est simple, bien fait, pratique et agréable. En ce moment, une vingtaine de moines du Népal et d’Orissa y réside pour quelques temps. Ils partiront bientôt avec nous en Bouriatie. Le rez-de-chaussée légèrement surélevé conduit au petit self-service et la grande salle d’enseignements et de pratique. Le premier étage comprend des salles louées à des intervenants extérieurs pour des consultations en lien avec le bien être et le développement personnel, médecine tibétaine, etc. Au dernier étage, une vaste et belle gompa … Mais il faut vous raconter l’entrée : de chaque côté du petit escalier, le visiteur est accueilli par une double haie de photos de Nos Maîtres et d’événements de la lignée RIPA à travers le monde : inaugurations, rencontres internationales, famille RIPA, instantanés de la vie dans les monastères d’Orissa et du Népal, petits moines … Cette entrée nous imprègne instantanément de l’atmosphère de notre communauté à travers le monde et la présence de Nos Maîtres y est palpable.

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Le logo RIPA en russe sur ce grand miroir lumineux, l’eau claire qui y coule chante comme une source … Les moines regardent les photos de l’entrée … Informations sur Ripa Awerness Meditation et sur les activités du centre, la superbe fresque de Gésar réalisée par un artiste bhoutanais renommé … Le petit self -service et l’une de ses tables de dégustation … Le coin des moines … Qui découvrent les marchés de Moscou … Et ont bien sûr participé à des matches de foot avec des jeunes russes

Des poissons bénis par Lhuntrul Rinpoché retrouvent la vie

1500 kgs de poissons pêchés pour être vendus et consommés ont été achetés par les étudiants RIPA afin de les sauver d’une mort programmée. Transportés en containers sur les bords d’un grand centre nautique de Moscou, nous participons à une cérémonie à leur intention sous l’inspiration de Lhuntrul Rinpoché avant de les remettre à l’eau. Certains sont malheureusement déjà morts car il faut dire qu’ils viennent de passer plus de 24h dans des containers dont la capacité d’eau est insuffisante pour les maintenir tous en vie. Cependant une grande majorité d’entre eux va être sauvée. Et c’est si émouvant de voir ces poissons, devenus totalement inertes pour certains d’entre eux, se réanimer doucement. D’abord un mouvement des nageoires à peine perceptible puis, timidement leur bouche « aspire » l’eau source de vie, leur corps s’anime et, enfin, ils s’enfoncent dans leur élément naturel. Au cours de ce retour à la vie, on les imagine sonnés, certainement un peu perdus et une tendresse surgit du fond de notre cœur touché par cette souffrance. Soutenue et accompagnée par les rituels d’un Maître, cette pratique – qui remonte aux origines du bouddhisme – leur ouvre la porte de meilleures réincarnations. En les aidant à se libérer de leur karma, les poissons rencontreront toutes les chances de se réincarner en être humains dans une prochaine vie.

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Tous réunis autour de lhuntrul Rinpoché dans le centre nautique …L’un des trois containers de 500 kgs chacun … Rinpoché bénit les poissons …Chacun participe à la remise à l’eau … Plusieurs d’entre nous n’hésitent pas à se jeter à l’eau … D’autres le font involontairement ! … Quelques beaux nageurs du centre nautique proposent de participer …Les moines sont bien sûr en première ligne.

Vers la Bouriatie en passant par Irkoustk

Irkoutsk est la capitale du district de Sibérie orientale situé sur la côte ouest du lac Baïkal. La durée du vol de Moscou à Irkoutsk vous donnera une petite idée de la distance et de l’étendue du territoire de la fédération russe, le voyage dure 5h30 ou 6h30 selon les vols. Après un petit tour à pieds dans la ville, nous partons en car pour la Bouriatie et nous nous arrêtons à Arshan à l’ouest du pays après quelques 7h de route. Arshan, signifie « eau curative » en bouriate en raison de ses sources thermales réputées, il est aussi connu pour sa Datsan (gompa en bouriate) ancienne résidence d’un grand lama qui fut l’un des enseignants d’un précédent Dalaï-Lama … C’est là que Jigmé Rinpoche et Lhuntrul Rinpoche vont guider une pratique de Bouddha de médecine. Le petit temple est plein à craquer et trouver une place, même inconfortable, n’est pas évident. Nouveau départ tôt le lendemain matin pour une longue journée de car. Destination : Orlik où va se dérouler le Drupchö de Hayagriva. En route, Nos Rinpoches sont invités à pratiquer une offrande de fumée. De nombreux villageois arrivent et les familles entières viennent se faire bénir. Puis départ définitif pour Orlik où nous arriverons le soir vers 20h.

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Partie sud de la Sibérie orientale, la Bouriatie se situe sur la côte est du lac Baïkal. Ses frontières sont communes avec le district d’Irkutsk et la petite république de Touva à l’ouest, la Mongolie au Sud et la région de Tchita à l’est … Embarquement à Moscou pour une nuit d’avion … Arshan, pratique de Sangue Menla dans la petite Datsan … Bénédictions de Nos Maîtres …Photos de fin de cérémonie avec une partie des participants et les moines … Les habitants … Offrande de fumée sur le chemin d’Orlik… Et la file d’attente pour recevoir les bénédictions de Jigmé Rinpoché.

Drupchö à Orlik

Imaginez-vous en pleine nature, au milieu d’espaces immenses, entourés de collines et de montagnes. On respire vraiment, on sent son cœur s’ouvrir et son corps se dilater, les bouriates nous expliquent que nous sommes sur une terre pure. La petite gompa en forme de yourte inaugurée il y a trois ans étant trop petite pour accueillir l’ensemble des participants au Drupchö, les amis de la communauté bouriate ont décidé d’installer un grand chapiteau juste à côté sur la prairie. Construit entièrement de leurs mains, ils ont fait des kilomètres pour couper et rapporter quelques dizaines de troncs d’arbres avec lesquels la charpente a été construite, puis recouverte de plastique bleu-vert. C’est là que nous allons passer nos journées, de 6h30 le matin jusqu’au soir. On peut dire que ce drupchö aura été marqué par le vert : verte la prairie, vertes les collines des alentours, vert notre restaurant en pleine nature (il s’agit certainement d’une grande tente de l’armée de la dernière guerre ! ), et verts les reflets sur notre corps lorsque nous sommes sous le chapiteau.

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La belle gompa en forme de yourte … Le chapiteau du Drupchö … Pendant les pauses, on récupère du décalage horaire … On se fait remettre les vertèbres en place …Même les danses sacrées quotidiennes se teintent de vert … Notre « green » restaurant … A table pour les bons plats préparés par Victoria et Baatak … Jigmé Rinpoché et Lhuntrul Rinpoché partagent un soir notre dîner … 7h30, première pause, on se réchauffe auprès du feu qui chauffe l’eau du thé…Grand luxe : du pain grillé au feu de bois, d’ailleurs toute la cuisine est garantie au feu de bois et cela se sent ! … Lavabos en plein air dans la verdure … Dernier jour, le drupchö commence à 4h du matin (lever à 3h !), ceux qui lisent le russe ou le tibétain suivent le texte à la lumière de leur smartphone …Bénédictions à la fin du Drupchö … Le chapiteau est plein. Dehors, une petite foule attend sous la pluie avant de pouvoir entrer. Selon les « experts », nous sommes entre 300 et 400 … Dernier soir dans le petit restaurant d’Orlik

Nous inaugurons la statue de Gésar de Ling,

En 2016, lors de sa première visite, Jigmé Rinpoché nous avait annoncé son souhait de placer une statue de Gésar de Ling dans un lieu très particulier et en pleine nature. Grâce à nos offrandes, l’un des meilleurs artistes du pays a créé une superbe statue haute de 120cm. Après quelques heures d’un voyage rocambolesque où nos cars on affronté les éléments déchaînés, nous participons à une inauguration puissante, malgré la pluie et un vent glacial qui rendent la vie difficile au feu indispensable pour l’offrande de fumée. Mais pluie ou pas, Jigmé Rinpoché et Lhuntrul Rinpoché bénissent la statue et les Ki- Ki -So -So s’envolent vers le ciel, après avoir d’abord franchi une forêt de parapluies …

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la statue de Gésar …Dur, dur d’allumer le feu … Les moines gardent le sourire … Offrande de fumée, pluie, froid et vent, un mélange plutôt glaçant, mais nos cœurs sont chauds … Jigmé Rinpoche ouvre l’offrande de fumée … Photo de la famille monastique RIPA … Site chamanique sur le chemin du retour

Une nature toute puissante,

La manifestation ininterrompue des éléments naturels est inhérente aux climats continentaux comme celui de Bouriatie. Cette fois-ci, nous avons été servis ! Froid, vents, pluie, orages bibliques … La presque totalité de notre séjour s’est déroulée sous les auspices des éléments déchaînés. S’installer dès 6h30 le matin sur les tapis humides d’un chapiteau naturellement réfrigéré par la nuit, traverser la prairie transformée en marais pour se rendre aux repas, aux toilettes, enfoncer ses chaussures dans de belles épaisseurs de boue pour rentrer dans notre petit hôtel, furent des expériences très intéressantes et quasi-quotidiennes … Sans oublier les rivières débordant de leur lit qui nous ont coupé la route à plusieurs reprises et nous ont confrontés à des moments un peu compliqués. Les quelques photos qui suivent vous donneront un aperçu de notre quotidien

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Un nouvel orage se prépare … En chemin vers l’inauguration de la statue l’un de nos cars s’enfonce dans l’eau qui a submergé la route. Le second est entouré d’eau, impossible d’en sortir … Les bonnes volontés récupèrent troncs d’arbres et tout ce qui permettra au car de sortir de son ornière… Les routes sont submergées par la montée des eaux … A tel point qu’il faut escalader un chemin pour retrouver la route à nouveau carrossable lus loins … Les moines s’étant rapatriés en urgence dans notre petit hôtel à cause des inondations, ils dorment et déjeunent « chez nous ». Nous passons une matinée imprévue, drôle, joyeuse et animée à préparer leur repas … Nous sommes en été mais il reste ici et là de grandes plaques de glace. Certains endroits ne dégèlent jamais.

Ulan-Udé,

Dernière étape de notre aventure : Ulan-Udé, capitale de la Bouriatie. Le voyage en car dure … Une douzaine d’heures ! Le lendemain de notre arrivée, Jigmé Rinpoché est invité avec Lhuntrul Rinpoché à inaugurer un petit temple en pleine nature à une demi-heure de la ville. Nous nous y rendons. L’invitation vient de Danzan, une jeune Lama Bouriate dont le souhait est d’établir un temple pour les pratiquants laïques dans la tradition des yogis Nyingma et plus particulièrement de la lignée RIPA. Il avait d’ailleurs invité Jigmé Rinpoché à venir bénir l’emplacement il y a trois ans. Le début de la cérémonie est marqué par la venue de deux cavaliers arborant l’étendard de Gésar de Ling. Les danses sacrées tibétaines sont remarquablement exécutées par les moines sur un terrain en pente, ondulé, improbable et copieusement arrosé par des averses franches et massives. Puis la journée se termine par un petit concert de musique traditionnelle Bouriate. Deux jeunes musiciens de très haut niveau jouent sur un cousin éloigné du violoncelle au son superbe. Comme d’habitude, les participants sont nombreux et le petit temple en bois tout neuf ne pourra pas tous les contenir tous. Beaucoup assisteront à la cérémonie depuis la terrasse extérieure en regardant à travers les fenêtres.

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Nos Rinpochés accueillis par Lama Danzan …A l’entrée du petit temple … Les deux cavaliers portant l’étendard de Gésar de Ling … De l’art de faire bénir sa représentation de Padmasambhava à distance … On reçoit les bénédictions et on photographie… Offrande de fumée … Les festivités … Superbes danses sacrées … L’art bouriate termine la journée …

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Superbes maisons en bois d’Irkoutsk … Maison traditionnelle de Sibérie … Conque XXL pour le Drupchö …Cuisine en plein air pour le drupchö … Cuisine en bois à côté du petit temple inauguré … Et son annexe où l’on fait bouillir l’eau …Sites d’offrandes chamaniques réputés chargés d’une énergie particulière … Les toilettes sur la route du voyage … Comment se protéger du soleil … Et enfin : les mêmes grandes enseignes sur toute la planète

Au cœur de la méditation RIPA

Décembre 2018/janvier 2019 – Fin d’année dans notre centre suisse

                                              

 

 

 

 

 

 

 

 

Une nouvelle retraite d’hiver en méditation ? Nous l’attendions tous. Pendant cinq jours, le centre va réunir toutes les cultures, les langues et les continents. Des retrouvailles joyeuses qui confirment ce sentiment d’appartenir à une grande famille sans frontières.

Loin de l’agitation et bien assis sur son coussin

Notre esprit ordinaire est sans cesse agité, perturbé, plein d’incertitudes et d’émotions. Troublé, confus, il ouvre les portes de l’incertitude, du stress, de la tristesse, de l’angoisse. Et cela nous conduit tout droit à la souffrance. Intuitivement, nous savons cela et nous cherchons une solution. Voilà pourquoi nous sommes plus de cent cinquante à nous retrouver cet hiver avec Rinpoché, assis sur notre coussin, prêts pour l’aventure. 

Rinpoché explique : « Pendant ces quelques jours, nous allons essayer d’être totalement présents ici, libres de toutes les inhibitions, des préoccupations de la vie, des turbulences et essayer d’être totalement ouverts, réceptifs, confortables ». Puis, avant de nous engager vers notre première pratique il dit : « Imaginez un coussin, juste un coussin qui a besoin d’un corps, de quelqu’un pour s’asseoir dessus. Ce corps a besoin de respirer. Et ce corps qui respire a besoin d’être dans un état de vigilance, d’attention, d’esprit d’éveil. Nous avons tous un corps, nous respirons tous et nous possédons tous ce potentiel de l’esprit de la pleine conscience. La méditation est donc accessible à chacun d’entre nous et à tout moment ». 

Session après session, nous nous entraînons à ressentir la bonne position de notre corps, assis jambes croisées, dos bien droit, épaules largement ouvertes …Puis porter notre attention sur le souffle, la respiration, pour enfin entrer dans la pratique méditative … Et çà marche ! Au fil des jours, les regards s’éclairent, les sourires se font plus généreux, plus ouverts, et une atmosphère de douceur bienfaisante s’installe . Il semble que nous avons reçu le message de Rinpoché qui nous incite à : « développer une attitude positive, générer la joie dans notre cœur afin que le bénéfice de notre méditation soit adressé à tous les êtres et pas seulement à nous ». 

Et tout cela dans un silence total … Quel repos, quel apaisement et quel soulagement !

Légendes photos : Rinpoché va arriver, nous l’attendons, katas déployées et cœur ouvert … des journées entières dans la salle pleine comme un œuf … Pendant les pauses, chacun profite à sa manière pour se relaxer et offre à notre vue des positions surprenantes… Drôles … Attendrissantes … Baroques … Méditation en marche Vipassana avec chaussons d’époque ! … Silence total oui, mais avec tendresse, sourires et joie … Dernier jour : les questions qui attendent Rinpoché remplissent la boite en carton… Impossible de répondre à tout !

 

Les futurs instructeurs RIPA se préparent

Comment faire bénéficier un public le plus large possible des bienfaits de R.A.M (Ripa Awareness Meditation) et de sa profondeur ? Comment l’ouvrir à tous, y compris aux personnes totalement laïques qui ne se sentent pas concernées par le bouddhisme ? C’est justement ce que Jigmé Rinpoché met progressivement en place en élargissant la formation de futurs instructeurs à cette méditation si particulière. 

En effet, pourquoi les enseignements du Bouddha, vieux de 2600 ans sont-ils encore vivants ? Pourquoi nous touchent-ils et nous aident-ils tant ? C’est tout simplement parce qu’ils sont universels et que leur transmission n’a jamais été interrompue. De plus, dans le cadre de notre lignée RIPA, cette transmission vivante est assurée par un Maître et une lignée authentiques. 

C’est donc une grande chance pour les futurs instructeurs  – une grande responsabilité aussi – de recevoir ces enseignements pour les transmettre par la suite. Cet hiver, cette formation a été suivie par une bonne trentaine de participants, dont de nombreux nouveaux. Rinpoché insiste particulièrement sur plusieurs points : la pratique personnelle et quotidienne est indispensable. Il met en garde sur les risques de « trips » de l’ego qui pourraient surgir et sur l’importance d’être sincère, authentique dans sa pratique, dans sa motivation et ses intentions. Il insiste sur l’importance de cette communauté d’instructeurs en train de naître, sur le respect mutuel que tous doivent avoir entre eux, sur la bienveillance partagée car, dit-il, « ces aspects seront ressentis un jour par les futurs bénéficiaires ». Avant que, dans le futur, les participants guident des méditations au nom de notre lignée,  ils auront reçu un certificat ( formation académique, théorique, et validation du travail personnelle avec notamment : validation de la pratique, temps passé en formation, pratique personnelle, etc. Le tout sera complété par une charte éthique en cours d’élaboration).

L’avis de plusieurs participants : «  Rinpoché nous transmet un trésor que nous aurons à faire fructifier, tout en le préservant et sans se l’approprier » .

Simultanément, Rinpoché a chargé Lama Tenzin d’assurer les entraînements et les enseignements sur tout ce qui relève du Dharmaseva. Cette fois-ci, le travail porte sur les rituels « musicaux » des pratiques.

Légendes photos : Rinpoché ouvre la session pour les instructeurs… L’atmosphère est studieuse …Avec des moments de détente … Geneviève, responsable de la formation R.A.M sous la guidance de Rinpoché …Photo de famille en fin de session … Côté Dharmaseva, c’est Lama Tenzin qui assure la formation …Il explique … Donne des instructions … Ecoute pour aider chacun à s’améliorer …Et encore une photo de famille pour clore la session. 

 

Porté par une équipe internationale, notre centre s’épanouit 

Véritable paquebot lancé en pleine mer il y a juste quelques années, notre centre se confirme dans sa vocation d’ouverture . A côté des étudiants RIPA de tous pays qui se retrouvent à l’occasion de nos grandes retraites d’été et d’hiver, les groupes « extérieurs » sont de plus en plus nombreux à «  nous » choisir pour y organiser leurs activités. Ils apprécient l’atmosphère du lieu, la paix et la sérénité qui s’en dégagent. Ils affirment que l’énergie qu’ils ressentent les aide dans les activités pour lesquelles ils sont venus. La venue de personnalités réputées comme Mathieu Ricard ou Alan Wallace attire un public nouveau et nombreux qui découvre à son tour ce site « où l’on se sent si bien » et « où l’on est si bien accueilli ». A tel point que certains participants à notre dernière retraite, ont rencontré Rinpoché pour la première fois cet hiver. Ils avaient d’abord découvert le centre à travers une autre activité.

Pour faire face au nombre grandissant des associations et groupes utilisateurs installés pour quelques jours ou quelques semaines, l’équipe du centre est là ! Dynamique, efficace, elle est à l’image de notre communauté RIPA : ouverte, diverse et internationale. Bégoña la directrice, et Lluis le chef cuisinier, sont espagnols. Antje, responsable du secteur hôtellerie est Allemande mais vient de France où elle a vécu de longues années, Helen qui assiste Bégoña au Marketing est Suisse. Aux côtés des permanents : Gabriela, Suisse elle aussi, vient quatre jours par semaine et supporte tout ce qui concerne l’hébergement … Et c’est un énorme travail ! Enfin, n’oublions surtout pas Vladimir et Sasha, deux bénévoles qui viennent périodiquement de Russie et apportent leur aide … à tout ! Du petit déjeuner et la préparation des repas, à l’aménagement et la transformation des salles selon les activités des groupes qui se succèdent, on peut les voir partout ! Tous sans exception sont des étudiants de nos Maîtres RIPA et font passer la chaleur humaine, l’amitié et l’ouverture dans leurs contacts avec les associations.

Doucement, le centre construit son image et sa notoriété, dans peu d’années le paquebot atteindra son rythme de croisière.

Légendes photos : Ce grand paquebot chaleureux qui illumine les nuits d’hiver, c’est Notre Centre … Begoña, sa directrice assure avec dynamisme et détermination son expansion et son rayonnement …Antje et Helen, Bras droit et bras gauche de Begoña … Toutes trois sont non stop sur le pont … Lluis, grand maître de nos repas avec Marie qui apporte régulièrement son aide … Gabriela, pilier de la lingerie et de tout ce qui concerne l’hébergement …Vladimir et Sasha fidèles bénévoles intermittents venus de RIPA Russie, sans eux rien ne peut tourner rond … Toute cette équipe assure une somme de travail incroyable, jusque dans ses moindres détails… A tel point que nous trouvons même une table de fête le 1er janvier … Et pour 150 personnes !

 

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Légendes photos : Les jeunes générations suivent toujours la retraite à leur manière … Participent aux tâches quotidiennes communes si elles le souhaitent …Toujours fidèle au poste, Laurent, mémoire sonore des enseignements … Chat du Dharma, chat sympa ! … Les futurs instructeurs terminent leurs formations par une «  party ». On chante, on boit un peu mais du bon vin, on rit … Et on se dit à bientôt sous l’œil malicieux de Lama Tenzin et le sourire bienveillant de nos Maitres et du Dalaï-Lama.

 

Notre communauté internationale réunie pour une grande retraite d’été.

juillet/août  2018 : Grande Retraite RIPA dans Notre Centre International Suisse

De retour en Europe après une année de retraite, Gyétrul Jigmé Rinpoché nous offre une belle occasion de retrouvailles. Pendant trois semaines, notre communauté spirituelle internationale retrouve ses trois Maîtres ensemble. …

La vie, la mort et la renaissance : une perspective bouddhiste

« Du fond de ma pratique, ma retraite m’a donné l’opportunité de penser à vous, de prier pour tous et de développer encore plus de discipline ». C’est ainsi que Gyétrul Jigmé Rinpoché nous retrouve pour cette première semaine sur le Bardo de la mort. Il ajoute : « Elle m’a aussi permis de comprendre profondément la différence entre étude et pratique. L’expérience de la pratique est plus profonde car on est au-delà de l’analyse, de la pensée, de l’interprétation. Vous devenez libre car cette expérience n’offre aucune base de saisie ou de fixation. On devient libre de tout jugement et de toute opinion ». Et il ajoute : « Si nous sommes sérieux dans notre cheminement spirituel, nous devrions nous engager vraiment dans cette expérience si profonde afin de vérifier combien la pratique fait la différence … ». Pas question ici d’oser résumer en quelques lignes une semaine entière d’enseignements exceptionnels. Rinpoché s’inspirant lui-même du Bardo Thödöl – Le livre tibétain des morts – composé par Padmasambhava au 8ème siècle, écrit par Yeshé Tsogyal, découvert au 14ème siècle par Karma Lingpa et qui témoigne de cette sagesse millénaire de l’extrême-orient. L’entrée en matière de Rinpoché vous en donnera juste un rapide aperçu : « je reviens d’Orissa (*), j’y ai visité plusieurs personnes âgées qui s’approchent de la mort. Parmi elles, une dame que je connais depuis mon enfance. Elle a près de 90 ans et elle est très proche de son départ. J’ai été très étonné de la voir si consciente et si calme. Elle m’a dit à quel point elle n’avait plus d’attachement, ni à sa famille, ni à ses enfants, ni à sa maison, ni même à son corps… Elle est très détendue, totalement prête à partir … Et la mort est quelque chose d’universel. Aussi, c’est bien de comprendre cette période de la mort et du bardo afin de nous y préparer nous-même et d’aider les autres dans cette période la plus importante de notre vie, de la fin de notre vie ».

(* Etat de la fédération Indienne sur le golfe du Bengale où se trouve l’un des monastères de la lignée RIPA)

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« Pratiques et rituels sont accompagnés par les moines… Offrandes de Nos Maîtres et de lamas à S.E Namkha Rinpoché en fin de retraite … Puis chacun d’entre-nous reçoit une bénédiction … Les tormas des rituels sont toutes préparées par les moines, un véritable travail d’artiste … Comment bien mettre son zen ? séance d’apprentissage … Atmosphère, atmosphère : bougie, cloche et dorjee … Comme d’habitude, les enfants mènent leur vie de leur côté, caressés par l’énergie des maîtres, des pratiques et des rituels … »

Les danses Lingdrö en lien avec Gésar de Ling…

La deuxième semaine nous emporte dans le Drupchö de Yesché Tsogyel ( Grand Accomplissement en tibétain ). Un Drupchö est l’une des formes de pratique les plus élaborées du Vajrayana. C’est une opportunité exceptionnelle de s’immerger, corps, parole et esprit dans l’expérience spirituelle. Cela fait plusieurs années que nous retrouvons et approfondissons ce Drupchö. Et il nous ouvre un champ illimité pour accéder à cette expérience dont Rinpoché nous parle. La dernière semaine sera réservée à un autre Drupchö, celui de Hayagriva. Une grande découverte pour beaucoup d’entre – nous d’autant plus qu’il s’agit d’une divinité courroucée … Un champ illimité de pratique et d’expérience. Cette année, l’ensemble de la retraite est enrichi de danses : les danses Lingdrö et les danses sacrées. Lama Tenzin présente les premières : « Ling c’est tout ce qui se rapporte au roi Gesar de Ling et Drö signifie danse », il ajoute : «  Si personne ne connait l’origine des mélodies, on est sûr que les poèmes ont été composés par Ju Mipham Rinpoché au 19ème siècle. Et tout ce que Mipham a créé et écrit est basé sur des faits de l’histoire tibétaine antérieure comme celle du roi Gesar de Ling. Aux temps de Gésar, on fêtait chaque victoire par des danses, des compétitions de tir à l’arc, etc. A cette époque, chanter, danser, participer à des festivités faisaient partie des événements de la vie » … « Les danses Lingdrö comportent au total une quinzaine de chapitres. Le premier est une danse d’offrandes au Guru, au Ydam, à la Dakini, aux protecteurs du Dharma, à Gésar lui-même et ses propres protecteurs. Dans un autre chapitre la danse invite Gésar et toutes les divinités masculines à venir bénir le lieu, ailleurs ce sont toutes les divinités féminines qui sont invitées, etc. Le premier chapitre par exemple est une offrande aux divinités de sagesse, on danse donc avec une kata ». Par le passé, Namkha Rinpoché nous avait présenté cet aspect fondamental des danses Lingdrö ainsi : « Ces danses sont liées aux activités éveillées du roi Guésar … Ce ne sont pas des danses ordinaires … Ce sont des pratiques qui nous aident à vaincre les difficultés que nous affrontons sur le chemin de l’éveil, elles nous soutiennent dans notre progression ».

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« la communauté tibétaine de Suisse participe toujours. En venant recevoir les bénédictions des Maîtres, elle nous offre ces danses Lingdrö. La journée de festivités réunira plus de trois cents personnes au total … les danses des femmes et des hommes se répondent … Moment d’attente avec les enfants avant « d’entrer en scène »  … « King Gesar » est prêt … Lama Tenzin aussi … Et comme toujours les enfants s’occupent, ce qui ne les empêche pas d’admirer le « spectacle »

… Et les danses « Cham », manifestations du sacré

Lorsqu’on célèbre un Drupchö, des obstacles surgissent créés par des esprits négatifs et les divinités représentées par des masques terrifiants éloignent les obstacles et les énergies négatives. Cette tradition des danses sacrées a notamment pour objectif de les repousser. Les divinités féminines et masculines y sont représentées. Mais la grande différence entre les Lingdrö et les danses « Cham », c’est que les premières sont considérées comme des danses de ce monde, alors que les secondes sont les danses des divinités de sagesse elles-mêmes. Tout y est en relation directe avec le dharma, on les définit aussi comme des danses de la libération par la vue. On ne parle pas ici de libération définitive, mais d’une libération momentanée : le spectacle réduit l’impact de nos émotions négatives et nous libère un court moment de la certitude que ce que nous voyons est la réalité alors que ce n’est qu’une apparence illusoire. Tout se manifeste différemment et une relation subtile s’établit entre le pratiquant et la divinité. On dit que le Cham a un grand pouvoir en lui-même, on dit que danser le cham est le meilleur moyen de purifier plus particulièrement le corps. Les danses sacrées auxquelles nous assistons chaque soir pendant le Drupchö de Hayagriva font partie des traditions de Taksham et de Pema Lingpa. Et ceux qui ont assisté à ces danses vous diront notamment à quel point Lhuntrul Rinpoché devient Dörje Drolö de façon impressionnante. Les autres soirs, les déités féminines et masculines se déploient et nous imprègnent d’une autre énergie. Toutes ces danses sont remarquablement exécutées par les moines venus tout spécialement des monastères RIPA.

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