En attendant la communication d’esprit à esprit …

mai 2020 dernier blog spécial covid

Pratiques en commun, méditation RAM, enseignement surprise de Jigmé Rinpoché depuis l’Inde, ce confinement aura généralisé la communication par la technologie dans notre lignée, à notre plus grande satisfaction … Et si, par les pratiques, nous arrivions enfin à communiquer à distance sans la technologie ?

Sortir de l’enfermement avec les bouddhas qui ouvrent le chemin vers la lumière 

Jigmé Rinpoché nous parle depuis l’Inde (*)

Jeudi 7 mai, Rinpoché s’adresse à nous. Et même si la transmission est parfois difficilement audible, nous sommes là, scotchés face à nos écrans depuis tous les fuseaux horaires. Pendant qu’Il nous parle, des petits messages heureux et chaleureux défilent de tous les points de la planète : l’Europe avec l’Autriche, la Suisse, le Royaume-Uni, l’Espagne, la France (y compris l’Alsace !). La Fédération de Russie se manifeste de partout, même de Sibérie, de Bouriatie. L’Amérique aussi et enfin l’Asie avec le Népal, l’Inde et le Bhoutan. Cette rencontre imprévue avec Rinpoché est un vrai bonheur, le courant passe (les aboiements des chiens aussi !), nous sommes tous reboostés. Intensité de la rencontre, choc au cœur, c’est vraiment ce qui ressort de tous nos échanges téléphoniques dès la session terminée. Que nous dit Rinpoché ? Il nous rappelle l’interdépendance et l’impermanence inévitables : « La source, la racine, l’origine de cette pandémie qui nous secoue tous en ce moment, c’est la loi de causalité … Comprendre cette loi, comprendre l’interdépendance nous aide à trouver un mode de vie meilleur, plus sain, plus équilibré, avec un corps en meilleure santé et un esprit heureux … Bien que cette pandémie soit un malheur, cela nous donne aussi la formidable opportunité de comprendre en profondeur à quel point nous sommes tous interconnectés et interdépendants ». Rinpoché rappelle aussi l’importance de développer en nous la bonté et la compassion : « Nous ne pouvons pas empêcher l’impermanence de changer alors que si nous développons le sens de la compréhension de la bonté et de la compassion, on peut suivre le courant » … « Rien d’autre plus que la bonté et la compassion ne peuvent nous soigner. Nous en avons besoin, à la maison, dans la communauté, dans la société. Et nous avons aussi tous besoin de l’avoir en nous-même, au plus profond de nous-même ». Et le sens de la vie ? : « Finalement, je pense que cette impermanence est un enseignement merveilleux parce que c’est un enseignement que l’on ne peut pas éviter. On n’a pas le choix, ne pas faire face à l’impermanence est impossible. Alors comment donner un sens à la vie au sein de cette impermanence ? Pas par la colère, pas par la frustration, pas en étant hyper-stressé. Mais par la compréhension de la bonté aimante, la bonté bienveillante et la compassion ».

(*) lisez la totalité de l’enseignement de Rinpoché en cliquant sur le lien suivant : http://ripa-international.com/wp-content/uploads/2020/05/conference-jr-.07.05-DER.docx

Gyetrul Jigme Rinpoché enseigne sur YouTube (~ 1 h): https://www.youtube.com/watch?v=TZ69_yQnSH8

 

Les rencontres hebdomadaires spéciales méditation RAM

Rapidement mises en place après le début du confinement et guidées par Geneviève, les réunions méditation de notre lignée (Ripa Awerness Meditation) rencontrent un très grand succès. Elles sont suivies de tous pays, par des étudiants Ripa comme par des personnes de l’extérieur. Et les échos des uns et des autres reflètent bien l’atmosphère de ces rencontres : «  c’est formidable de sentir cette atmosphère si chaleureuse »… «  On est dans un espace où l’on se sent si bien »… « On se sent tellement en confiance qu’on peut vraiment poser tout naturellement nos questions sans aucune réticence » … « C’est comme si on se retrouvait en famille, on se sent vraiment proches des uns et des autres ». De l’avis général, l’ambiance y est très joyeuse, animée, tout en proposant un engagement dans un vrai travail de méditation en profondeur avec une bonne concentration. Et tout le monde confirme son bonheur de se retrouver, de profiter de ce confinement pour maintenir ce besoin de contact et de connexion entre les uns et les autres.

 

Au centre : streaming, textes de pratique, jardinage et bricolage.

Comme vous le savez tous, la crise du coronavirus et le confinement qu’elle a imposé, sont accompagnés depuis le début par des pratiques en streaming auxquelles chacun peut s’associer. On peut donc se retrouver au quotidien le matin et le soir, on peut aussi pratiquer ensemble Sangye Menla -le Bouddha de Médecine- chaque samedi à 17h et Guru Rinpoché chaque dimanche à 17h. Le but, c’est d’abord de pratiquer ensemble en dehors de toute rencontre physique entre nous, et de venue possible de nos maîtres sur place. C’est aussi de maintenir vivant le lien de la communauté RIPA entre tous ceux qui le souhaitent. L’équipe du centre réfléchit d’ailleurs à la possibilité de maintenir une pratique régulière en streaming les jours de tsok de Sangye Menla, Yeshé Tsogyal, Guru Rinpoché et Guésar de Ling. Si ce projet se concrétise, vous en serez informés le moment venu. Nos fidèles permanents travaillent au jardin, la permaculture se met sérieusement en place et un week-end jardinage a récemment été organisé. Ils continuent de maintenir le centre en très bon état : ménage, protection des lits inoccupés contre la poussière, décapages à fond … Tout y passe. Lorsque nous serons de retour, nous retrouverons un centre propre comme un sous neuf. Très important enfin : les textes habituellement prêtés à l’occasion des pratiques de groupe ont été triés, réordonnés, améliorés … Dans toutes les langues !

 

Vos fleurs venues de partout, et un cadeau surprise.

Le traditionnel échange de muguet du 1er mai, même s’il date de quelques temps à été l’occasion de nombreux échanges de bouquets, en voici quelques-uns. Et aussi ces photos superbes de notre centre en fleurs, plus une photo surprise qui nous arrive juste de Malaga.

 

A bientôt «  chez nous ».

 

Dharma et pratiques en ces temps de confinement

Avril 2020

Physiquement isolés depuis maintenant plusieurs semaines, notre vie quotidienne bouleversée nous invite à pratiquer intensément. Le lien qui nous unit à nos Maîtres est si puissant qu’il nous donne la force incroyable de traverser ces temps troublés bien arrimés au chemin du Dharma.

Guru Rinpoché en cristal

Nos pratiques plus régulières et soutenues

Portés par les messages de Nos Maîtres et les initiations que Namkha Rinpoché nous transmises en mars depuis le Népal, nous avons définitivement compris que cette pandémie est un douloureux rappel à nous engager dans des pratiques à l’intention de tous les êtres vivants, sans exception. Au cours cette transmission du mois de mars, Namkha Rinpoché nous rappelle de plus « Qu’il n’y a pas plus grand que Guru Rinpoché », et il ajoute : « Si l’une de ses manifestations les plus célèbres est Guru Dorjé Drollö connu pour ses pouvoirs contre les obstacles, il apparaît actuellement sous une autre forme, celle de Guru Drakpö qui est plus appropriée … Si l’on est capable de pratiquer ces saddhanas avec foi et conviction, j’ai confiance que cela vous sera très bénéfique ».

Justement, les pratiques organisées en streaming par notre centre en Suisse sont là pour « assurer le suivi » du message de Rinpoché, nous accompagner sur le chemin, nous soutenir, nous encourager et nous réunir. Vous êtes d’ailleurs nombreux à exprimer votre satisfaction et remercier chaleureusement le centre de cette initiative. L’un d’entre-nous le résume ainsi « Même enfermés, isolés chacun dans son coin, nous ne sommes plus seuls, nous sommes tous ensemble et c’est un grand soutien ».

L’un de vos beaux autels particuliers … On suit les pratiques en streaming …Dans son jardin, Martine fait offrande des danses Lingdrö … Rita se plonge dans la réalisation de Tangkas superbes … Hélène, en pleine forme, nous envoie son sourire et nous communique son bon moral.

L’isolement, une expérience précieuse

L’isolement n’a pas forcément été bien vécu au départ. Sa soudaineté et sa brutalité en ont surpris plus d’un et certains on pu traverser des moments de tristesse voire d’angoisse. Très vite cependant, les aspects positifs ont émergé. Voici comment les uns et les autres, vous l’exprimez : « Le confinement nous pousse à la pratique … Par le streaming on se remet en route ensemble … On est porté par une force qui nous dépasse … Les pratiques avec le centre sont très positives pour moi … Cette situation nous pousse à nous recentrer sur l’essentiel … Finalement c’est très positif, c’est une belle offrande qui nous arrive et nous pousse vers le haut … Le temps n’est plus le même, il semble se dilater, il est suspendu et malgré cela on n’a pas le temps de s’ennuyer … Bizarrement on ne ressent aucune frustration, on ne se sent pas privé de quoi que ce soit… On se sent si proches les uns des autres… ». Certains dédient plus particulièrement leurs pratiques aux soignants transformés en véritables guerriers pour sauver des vies, d’autres travaillent l’ouverture du cœur, font de longues séances de méditation. Mais l’expérience commune, c’est la prise de conscience de l’impermanence, elle est palpable, chacun en fait l’expérience au plus profond de son être.

Autour de vos pratiques : chats du Dharma, chats sympas … Expulsion des souffles des oisillons nés juste à côté de l’autel de l’une de nos amies … Echanges d’idées gastronomiques … En France, même les vins peuvent se devenir « conscience » ! … En Belgique, Rita n’a que la rue à traverser pour acheter ses légumes à la ferme voisine de sa petite maison … Exorciste de la pandémie se dressant dans un jardin proche de la maison de Sylvie en région parisienne … 

Le centre toujours en action

Sur place, l’équipe de choc continue de s’activer et les photos qui suivent sont loin de représenter tout ce qui se passe et se prépare. Tous les séminaires ayant été annulés en raison du confinement en Suisse, certains des intervenants extérieurs ont accepté de participer à un programme court en streaming via la plateforme Zoom, sur la base du don. Cela ne remplace pas les programmes en personne initialement prévus, mais permet de maintenir le contact avec notre public. Réalisant l’importance de l’existence d’un tel centre, les intervenants externes et les participants le soutiennent du mieux qu’ils peuvent.

Carlo s’occupe de l’installation d’une nouvelle statue de Bouddha, sur son nouveau socle de pierre, notre petit Bouddha historique a pris de l’altitude, les bancs sont repeints à neuf, la boutique presque prête, Gabriela termine la présentation et le rangement des objets qu’elle a rapportés du Népal pour nous. Nous sommes attendus. Définitivement.

Le Bouddha nouveau venu… Notre petit Bouddha historique présent depuis 2012 … Ursula et Carlo en rajoutent une couche … Aperçu de la boutique rééquipée … 

Vos cartes postales

Mille merci à vous de toutes les photos que vous avez envoyées et mille excuses pour celles que vous ne retrouverez pas dans ce blog. Il était techniquement impossible de les insérer dans leur totalité. Ce qui suit est un reflet de la diversité de vos envois, vous êtes pleins d’idées. Vous nous avez donné un aperçu des animaux qui accompagnent vos pratiques, suggéré vos idées gastronomiques … Voici que vous nous offrez des fleurs de vos jardins. Et ces dernières photos qui ouvrent sur le ciel, vers l’infini, qui semblent nous indiquer le chemin que prennent nos pratiques … Quel bonheur ! Toutes vos cartes postales montrent à quel point notre communauté RIPA est vivante, imaginative, pleine d’humour et reliée. Un vrai cadeau du Dharma !

Vos fleurs … Vos ciels : De méditerranée en France … De Bruxelles …  De Paris … De Vigo en Espagne sur la côte atlantique … D’Allemagne dans le centre où vit Katharina…

Merci à tous de votre participation et à bientôt –

 

Appel aux dons exceptionnel COVID-19

Les activités de notre centre étant totalement suspendues, vous pouvez le soutenir pendant ce temps pour planifier les activités à venir et préparer le retour de nos maîtres ainsi que le vôtre ! Vos dons, même modestes, sont les bienvenus.

Donation

Un grand merci d’avance à toutes et à tous et à bientôt!

 

Au RIC, le travail et la vie continuent dans une belle atmosphère

Mars 2020

Confinés comme tous les étudiants RIPA et la moitié des 7,8 milliards d’habitants qui peuplent notre planète nos amis, permanents et bénévoles, prennent soin de notre centre en Suisse. Fidèles au poste, ils préparent activement notre retour.

S’adapter et préparer le futur

Plus aucun groupe extérieur, plus aucune activité habituelle, plus aucune réservation de week-end par des groupes tibétains ou autres … Le centre est confiné et contraint lui aussi de changer ses habitudes. Du coup, notre paquebot s’adapte. Le travail continue, efficace et soutenu car la charge de la partie administrative reste lourde : il faut reporter les dates des groupes inscrits, annuler des réservations, prendre de nouvelles options pour le futur … Begonia, Antje, Helen passent l’essentiel de leurs journées face à leur ordinateur et au téléphone. Comme il n’y a plus aucune rentrée financière et qu’il faut effectuer des remboursements, les frais ont été réduits au strict minimum. D’autant plus qu’en ce qui concerne notre sangha les annulations de la venue de Lhuntrul Rinpoché puis de Jigmé Rinpoché pour lesquelles il y avait de très nombreuses inscriptions font aussi un trou dans le budget. Lluis, le cuisinier, est sur place mais au chômage, il n’en est pas moins d’une grande aide. Carlo et Ursula, transformés en bénévoles depuis quelques temps, font un travail formidable accompagnés de Theresa. Gabriela, Nadya et quelques autres s’associent périodiquement notamment au travail du jardin. Evidemment plus aucune embrassade, plus aucun contact physique et on se tient à distance respectueuse les uns des autres … Mais le moral va bien. Au cours de ces temps tourmentés l’esprit Sangha n’a jamais été aussi présent, aussi puissant, aussi porteur.

 

 

 

 

Au bureau – logiciels, documents, listings, Bégonia, Antje et Helen jonglent avec toutes les sources d’information, sans oublier les petites notes, les post-it et autres « pense-bête » … Aux champs -En Suisse aussi les commerces sont fermés, y compris les fleuristes. Heureusement, Gabriela a planté des jonquilles à l’automne. Elles trouvent leur plus belle place sur l’autel dans le bol d’offrande. Et pour le tsok, les premières primevères ramassées au pied de la Gompa ornent les assiettes des Maîtres….. Au centre  le temps ne manque plus pour entreprendre quelques « chantiers » : repassage des montagnes de Katas accumulées au fil des retraites…  Préparation et classement des textes prêtés pendant les pratiques. Ils vont être reliés dans toutes les langues … Le centre a enfin trouvé ses beaux panneaux d’orientation entièrement faits «  à la main »  avec art et soin grâce à Carlo et Ursula … Gabriela – au chômage technique – déballe les livraisons des achats qu’elle a faits il y a tout juste quatre semaines au Népal pour la boutique du centre.

Grand succès des pratiques en streaming via face-book et internet

La première expérience a eu lieu les 21et 22 mars, et cela continue (*). C’est particulièrement dans des temps tourmentés comme ceux que nous traversons actuellement que les enseignements prennent tout leur sens et leur signification. Et les termes dans lesquels Begonia nous raconte la vie et la pratique au centre sont confirmés par tous vos témoignages :  « Nous sommes totalement plongés dans l’expérience de l’impermanence, de la solidarité, de l’altruisme, de l’ouverture du cœur, de tout ce que nos Maîtres nous enseignent et des pratiques dans lesquelles ils nous engagent » … « Même si cela va s’avérer difficile d’un point de vue financier pour le centre, on n’y pense même plus au premier degré, nous nous préoccupons d’abord de trouver la meilleure solution pour chacun individuellement, pour notre sangha ainsi que pour tous les groupes extérieurs. C’est comme si les intérêts personnels tombaient car nous comprenons définitivement que nous sommes tous sur le même bateau ». A propos de bateau, Jigmé Rinpoché, au cours de ses tous premiers enseignement en Europe en 1996/1997 nous avait parlé du rôle du Maître dans le Bouddhisme tibétain. « Le Maître » nous avait-il expliqué, « C’est comme le capitaine d’un bateau. Sur la rive de départ, Il fait monter tous ceux qui souhaitent partir pour la grande traversée. Tout au long du voyage, Il va les guider à travers les tempêtes, les ouragans, les récifs, les haut-fonds et les dangers de toutes sortes. Une fois arrivés sur les rives sacrées, tout le monde descend et le Maître repart, seul sur son bateau, pour accueillir de nouveaux voyageurs ». Bouleversés, plusieurs d’entre nous avaient fondu en larmes. Plus de vingt ans après, nous sommes en pleine traversée, et pas sur un bateau de croisière ! Notre chance, c’est que Nos Maîtres sont de très grands capitaines. Coronavirus ou pas, Ils sont là pour nous aider à franchir tous les caps et parmi eux, le cap de Bonne Espérance.

 

 

 

 

  • Préparation de la pratique et du streaming – Ursula et Begonia placent le trône de Namkha Rinpoché, Antje s’est occupée de la caméra, chacun comptabilise ses accumulations. Dans tous les pays – dans notre gompa en Suisse et aussi en Espagne, en France, en Belgique, en Grande-Bretagne, en Russie, etc … Plus d’une cinquantaine d’étudiants ont suivi ce premier week-end, sans oublier ceux qui ont pratiqué sans se connecter.

  • A bientôt pour la prochaine pratique et un prochain mini-blog

(*) pour suivre les pratiques en direct, connectez-vous directement sans aucune obligation à :

https://www.facebook.com/ripa108

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Une semaine de Ripa méditation en silence : Le bonheur!

hiver 2019/2020

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Notre méditation » – la Ripa Awerness Meditation ( R.A.M ) – Rinpoché la construit pour nous au fil du temps. Spécifique à notre lignée mais profondément reliée à la tradition bouddhiste, elle commence à être bien connue ici et là et nous ouvre notamment les portes de la transformation intérieure. Une aventure sans limites.

L’intensité et la profondeur de chaque instant

Comme Padmashambhava en son temps et les grands maîtres du passé, Rinpoché nous ouvre un chemin et le développe en partant de là où nous en sommes et de ce que nous pouvons ressentir et expérimenter. En nous guidant, nous soutenant, nous conduisant vers l’exploration profonde de notre corps, la conscience de notre assise, de notre dos, notre tête, nos bras, nos épaules, puis de notre respiration, nos pas, notre marche, il est notre soutien de chaque instant . Sa voix nous accompagne avec force, douceur et persuasion. Apaisante aussi, elle nous rassure et nous aide à faire tomber nos résistances, nos blocages cachés, nos tensions intérieures.  Au-delà des quatre bonnes heures de méditation quotidienne en sa présence, nous sommes incités à demeurer dans l’attention de chaque instant, chaque mouvement de notre organisme, chaque souffle… L’enjeu, c’est aussi de rester concentré et ouvert sur ce qui nous entoure, être aussi présent au moindre petit bruit, à chaque odeur même subtile, ressentir nos papilles identifier le goût de chaque miette de nos repas, vivre intensément et profondément chaque seconde … Bref, nous sommes invités à rester présent dans tous ces gestes de la vie quotidienne habituellement si automatiques, ces gestes qu’on exécute mille et mille fois sans y penser et en ayant l’esprit ailleurs … Quel exercice !

Pour tenter de maintenir cet état au-delà des plages de méditation proprement dite, nous sommes invités à participer, en toute conscience et avec la plus grande attention, à l’entretien quotidien du centre afin qu’il reste agréable et en bon état pour le confort de tous. Vaisselle des trois repas quotidiens ( nous sommes cent vingt ! ), ménage et remise en état de la grande salle à manger, nettoyage des espaces communs, des lavabos, des douches, tenue de la boutique, rafraîchissement des plantes, entretien des bouquets de fleurs, etc … La sollicitation à l’attention, la focalisation et la pleine conscience est permanente. Autant dire que la retraite terminée, le retour «  à la normale » et à la parole est parfois douloureux. Nos nerfs apaisés pour quelques temps retrouvent cette inévitable excitation du quotidien… Très vite, nous replongeons dans notre grande addiction commune : parler, parler, parler … Ne serait-ce que pour confirmer que le silence, c’est tellement mieux. Comme vous le savez déjà, Rinpoché partira bientôt en retraite personnelle, à nous de continuer notre cheminement méditatif jusqu’à son retour.

En immersion … D’une durée de dix minutes les premiers jours, les plages de méditation atteignent quarante-cinq minutes en fin de semaine, voire plus … Le bonheur de se détendre et se retrouver debout en fin de matinée et d’après-midi … Rinpoché plonge sa main dans la « boite à questions » remplie des interrogations des étudiants. Silence oblige, toute question est posée par écrit.

De la meilleure façon de s’asseoir … A chacun son coussin … Presque plat … En demi-lune plein de poésie …En altitude … En pente douce mais pas trop bas …Ou carrément dans son cocon

La formation des futurs instructeurs continue … Séance de travail Ripa Awerness Meditation avec Rinpoché … Avec Lama Tenzin dans notre chère et belle gompa …Ou encore au Yogom avec Cynthia

Album photo … Passage silencieux au buffet …La retraite terminée, La salle à manger est le premier lieu d’échanges … Les bouquets sont quotidiennement bichonnés …Le ménage fait avec le sourire …Pas de neige cette année, mais des plantes majestueuses sous le gel …Et notre centre toujours superbe quel que soit le temps

Sauf imprévu, Rinpoché donnera au mois de mai un dernier enseignement en Suisse avant d’entrer en retraite personnelle. Les dates n’étant pas encore connues, soyez attentifs et inscrivez-vous vite, il y aura du monde !

Un grand voyage et un Drupchö de Hayagriva mémorables

Juin 2019, Bouriatie Saison 2

On peut dire que ce second voyage en Bouriatie se sera déroulé sous les auspices de Hayagriva. La nature est courroucée, nous traversons ici et là quelques épisodes « hayagrivesques » et nous recevons des pluies de bénédictions … Une belle et longue aventure RIPA s’engage là-bas, c’est sûr.

Au centre RIPA de Moscou

Situé dans un quartier d’universités animé et actif, le centre RIPA est à l’image de son environnement : jeune, vivant, débordant d’énergie, de dynamisme et de vie. Les étudiants RIPA, y sont chez eux, tout comme les visiteurs qui sont chaleureusement accueillis. Réparti sur quatre niveaux, le centre a aménagé ses sous-sols en hébergement : dortoir, cuisine, salle de repas, douches et toilettes, tout est simple, bien fait, pratique et agréable. En ce moment, une vingtaine de moines du Népal et d’Orissa y réside pour quelques temps. Ils partiront bientôt avec nous en Bouriatie. Le rez-de-chaussée légèrement surélevé conduit au petit self-service et la grande salle d’enseignements et de pratique. Le premier étage comprend des salles louées à des intervenants extérieurs pour des consultations en lien avec le bien être et le développement personnel, médecine tibétaine, etc. Au dernier étage, une vaste et belle gompa … Mais il faut vous raconter l’entrée : de chaque côté du petit escalier, le visiteur est accueilli par une double haie de photos de Nos Maîtres et d’événements de la lignée RIPA à travers le monde : inaugurations, rencontres internationales, famille RIPA, instantanés de la vie dans les monastères d’Orissa et du Népal, petits moines … Cette entrée nous imprègne instantanément de l’atmosphère de notre communauté à travers le monde et la présence de Nos Maîtres y est palpable.

Légendes photos diaporama 1

Le logo RIPA en russe sur ce grand miroir lumineux, l’eau claire qui y coule chante comme une source … Les moines regardent les photos de l’entrée … Informations sur Ripa Awerness Meditation et sur les activités du centre, la superbe fresque de Gésar réalisée par un artiste bhoutanais renommé … Le petit self -service et l’une de ses tables de dégustation … Le coin des moines … Qui découvrent les marchés de Moscou … Et ont bien sûr participé à des matches de foot avec des jeunes russes

Des poissons bénis par Lhuntrul Rinpoché retrouvent la vie

1500 kgs de poissons pêchés pour être vendus et consommés ont été achetés par les étudiants RIPA afin de les sauver d’une mort programmée. Transportés en containers sur les bords d’un grand centre nautique de Moscou, nous participons à une cérémonie à leur intention sous l’inspiration de Lhuntrul Rinpoché avant de les remettre à l’eau. Certains sont malheureusement déjà morts car il faut dire qu’ils viennent de passer plus de 24h dans des containers dont la capacité d’eau est insuffisante pour les maintenir tous en vie. Cependant une grande majorité d’entre eux va être sauvée. Et c’est si émouvant de voir ces poissons, devenus totalement inertes pour certains d’entre eux, se réanimer doucement. D’abord un mouvement des nageoires à peine perceptible puis, timidement leur bouche « aspire » l’eau source de vie, leur corps s’anime et, enfin, ils s’enfoncent dans leur élément naturel. Au cours de ce retour à la vie, on les imagine sonnés, certainement un peu perdus et une tendresse surgit du fond de notre cœur touché par cette souffrance. Soutenue et accompagnée par les rituels d’un Maître, cette pratique – qui remonte aux origines du bouddhisme – leur ouvre la porte de meilleures réincarnations. En les aidant à se libérer de leur karma, les poissons rencontreront toutes les chances de se réincarner en être humains dans une prochaine vie.

Légendes photos diapo 2

Tous réunis autour de lhuntrul Rinpoché dans le centre nautique …L’un des trois containers de 500 kgs chacun … Rinpoché bénit les poissons …Chacun participe à la remise à l’eau … Plusieurs d’entre nous n’hésitent pas à se jeter à l’eau … D’autres le font involontairement ! … Quelques beaux nageurs du centre nautique proposent de participer …Les moines sont bien sûr en première ligne.

Vers la Bouriatie en passant par Irkoustk

Irkoutsk est la capitale du district de Sibérie orientale situé sur la côte ouest du lac Baïkal. La durée du vol de Moscou à Irkoutsk vous donnera une petite idée de la distance et de l’étendue du territoire de la fédération russe, le voyage dure 5h30 ou 6h30 selon les vols. Après un petit tour à pieds dans la ville, nous partons en car pour la Bouriatie et nous nous arrêtons à Arshan à l’ouest du pays après quelques 7h de route. Arshan, signifie « eau curative » en bouriate en raison de ses sources thermales réputées, il est aussi connu pour sa Datsan (gompa en bouriate) ancienne résidence d’un grand lama qui fut l’un des enseignants d’un précédent Dalaï-Lama … C’est là que Jigmé Rinpoche et Lhuntrul Rinpoche vont guider une pratique de Bouddha de médecine. Le petit temple est plein à craquer et trouver une place, même inconfortable, n’est pas évident. Nouveau départ tôt le lendemain matin pour une longue journée de car. Destination : Orlik où va se dérouler le Drupchö de Hayagriva. En route, Nos Rinpoches sont invités à pratiquer une offrande de fumée. De nombreux villageois arrivent et les familles entières viennent se faire bénir. Puis départ définitif pour Orlik où nous arriverons le soir vers 20h.