Une retraite très particulière

été 2020  dans le centre international RIPA en Suisse

Rinpoché sur grand écran

Etrange situation que d’être réunis à quelques-uns et connectés à la planète entière. L’expérience est à la fois intime, conviviale, virtuelle et au-delà de toute limite. Puis, une belle surprise nous attend : Jigmé Rinpoché nous rejoint pour la pratique de Yeshe Tsogyel. En repartant, il nous lance un superbe : « see you very soon ». L’attente s’installe dans nos cœurs.

Connectés depuis l’Inde, le Népal, le Bhoutan, le Vietnam, les Amériques, la Fédération de Russie, l’Europe, et avec des décalages horaires parfois impressionnants (certains doivent se lever en pleine nuit !), cette retraite est une première sous tous ses aspects. La force de la présence de Nos Maîtres – pourtant bien loin de nos continents – nous connecte tous ensemble et efface les distances. A une retraite « comme d’habitude », s’ajoute la rencontre avec la multitude des visages amis sur les écrans. Cette fois-ci, notre expérience ne consiste plus seulement à ouvrir notre cœur aux étudiants présents, mais à tous au-delà de toute limite.

Le Yoga du rêve

Nous sommes deux cent soixante cinq participants au total. Sur place, il y a ceux qui font des rêves magiques, ceux dont les rêves sont en lien direct avec la retraite, ceux qui n’arrivent pas à se souvenir de leurs rêves et trépignent. Les derniers enfin se trouvent dans une telle attente qu’ils n’arrivent pas à s’endormir du tout ! Jigmé Rinpoché va pourtant bien nous le confirmer  : « Pour rêver, il faut d’abord dormir ! ». Mais aucun résumé ne peut remplacer cet enseignement formidable.


Rinpoché sur le grand écran protégé du soleil par un système « maison » … les amis zoomeurs nous apparaissent aussi sur grand écran avec parfois des fantaisies hilarantes …  L’ensemble des écrans à visages multiples … Retour à nos places après la pause … Monique, étudiante de très longue date, toujours aussi fidèle et souriante … Repas en famille … Fin du yoga du rêve : Rinpoché nous présente son cousin 
Jigme Dewa pilier de la technique en Orissa.

Le Drupchö de Yeshé Tsogyel –

Une petite centaine d’entre-nous – présents ou connectés-  se retrouve ensuite pour ce Drupchö que nous pratiquons désormais chaque année de façon ininterrompue depuis 2012, date de l’inauguration du centre. Nous sommes une vingtaine de présents, répartis entre le centre RIPA de Moscou, celui de Suisse ou encore à Valencia en Espagne. En Suisse, c’est dans notre cher petit temple/refuge que nous nous retrouvons. On y est chez soi, on s’y sent protégé et poussé par une force qui nous y incite et nous porte vers la pratique. Dans ces conditions, le Drupchö est un véritable cadeau. Enfin, pour celles et ceux qui participent de depuis chez eux, les avis vont aussi s’avérer des plus positifs : « C’est une expérience magnifique qui nous pousse à nous détacher de nos habitudes pour atteindre un niveau plus élevé de la pratique » … « Sublime, c’est sublime d’entrer dans la profondeur de l’énergie de cette pratique » … « Entrer dans l’expérience profonde du Drupchö de Yeshe Tsogyel depuis chez soi, seul face à un écran, c’est une expérience impossible à imaginer avant de l’avoir vécue ».


Lhuntrul Rinpoché et les moines dans le superbe petit temple de Gésar au dernier étage du monastère en Orissa … Quand on fait partie de l’équipe technique, on a un écran très chargé à surveiller avec, en plus, le texte de la pratique à suivre ! … Moscou : Lopen Ugyen Tenzin d’Orissa prépare les tormas avec Valdimir … Les participants … Valencia: ils sont cinq mais leur énergie compte au moins pour dix ! … Niederwangen dans notre chère Gompa/refuge … Fin de la retraite, une partie du groupe entoure la photo de Namkha Rinpoché.

L’appel au Lama de loin … çà marche !

A la fin de la retraite sur le yoga du rêve nous, les participants de Suisse avons espéré que Jigmé Rinpoché viendrait très vite nous retrouver avec l’ensemble de notre sangha. Nous l’avons exprimé par un message commun via zoom. Si illisible à cause des complications techniques de transmissions que certains ont même pensé qu’il était rédigé en tibétain ! … Peu importe. Rinpoché a entendu. Il annonce sa venue, il sera parmi nous pour la pratique de Yeshe Tsogyel. Du coup, ceux qui devaient partir ne partent plus et les résidents proches, d’Allemagne, de France et de Suisse, se préparent à nous rejoindre. Résultat, le jour de la pratique, le centre est aussi plein que possible étant donné les impératifs sanitaires et avec nous, la petite foule de connectés à distance. Une certaine agitation s’empare de nous au cours des jours qui précèdent car il faut tout préparer. A la fin de son court séjour, Rinpoché invite les derniers présents à boire un tchaï. Nous sommes une petite quinzaine, heureux de passer un moment avec Lui.


Que le texte soit dans l’ordre … ou en désordre … Rinpoché reçoit notre appel … Pendant la pratique de Yeshe Tsogyel … La salle est aussi pleine que possible … Distribution du tsok … Et après-tsok joyeux … Les fleurs de la pratique sont offertes aux participants qui emportent ainsi les bénédictions chez eux … Tchaï dans la salle à manger …

En coulisses

Organiser techniquement de telles connexions et communications à travers les continents n’est pas si simple. Il faut du temps pour tester le son, sa qualité et son intensité, ainsi que les images, leur précision et leur clarté. Il y a des postes techniques pour ceux qui traduisent l’enseignement et d’autres pour les traducteurs des questions/réponses. Inutile de le préciser, tout cela prend du temps, de l’énergie et le résultat final dépend de divers paramètres pas toujours maîtrisables à l’avance. C’est ce qui explique notamment le son bizarre des instruments pendant le Drupchö de Yeshe Tsogyel. Ces préparatifs techniques tous azimuts sont complétés sur place par des préparatifs pas virtuels du tout : faire le ménage, installer la salle dans le respect des consignes sanitaires, la cuisine de Rinpoché, les fleurs … Tout le monde s’y met.

Préparatifs du zoom … L’un des postes techniques : le bureau d’Antje, premiers réglages avec l’Orissa … Autres réglages dans la salle d’enseignement … Depuis le monastère, Jigme Dewa affine ses mises au point … Les appartements de Begonia et Helen sont transformés en cellules de traduction questions/réponses… Grand ménage à l’intérieur, à l’extérieur … Cynthia et Christophe en cuisine … Et toujours ces fleurs que Nadya transforme en bouquets magnifiques.

Deux grandes nouveautés

Un espace réservé aux textes de pratiques

Dès votre prochaine venue, vous trouverez un nouvel espace à votre disposition. Réservé aux textes de pratiques, vous pourrez vous y installer pour les lire tranquillement, c’est aussi là que vous pourrez désormais acheter les pratiques qui vous manquent ou les renouveler. Bien situé juste au-dessus de la grande Gompa dans l’ancien Gymnase, son accès est facile et tout près des enseignements. Un long travail réalisé par Carlo et Ursula pendant le confinement et que Rinpoché a visité avec satisfaction.

Les tables de lecture prêtes à accueillir les étudiants …Rinpoché regarde attentivement les photos … Photo de Namkha Rinpoché avec le groupe des traducteurs… Puis en Asie avec Lama Tenzin et Tashi Tobjay … Photos du pèlerinage à Pemaköe en Arunachal Pradech, Jigmé Rinpoché regarde et se souvient …Et enfin avec Carlo et Ursula.

La permaculture ou l’aventure du « Living Garden »  

Depuis mars dernier, deux amis suisses se sont lancés dans la permaculture sur l’un des champs du centre et on peut déjà en observer les premiers beaux résultats. A terme – mais il faudra patienter quelques années – le living garden s’étendra sur un hectare de l’un de nos champs. Pour l’instant, l’expérience en occupe environ 15%. Il faut dire qu’ils sont deux et que le travail est immense. Pleins d’idées et de projets, Marcel (qui a une longue expérience de la permaculture et l’enseigne), et Michael (connaisseur passionné), se sont engagés dans l’aventure avec les moyens du bord c’est-à-dire : rien. Les anciens buts de handball ont été transformés en serres potagères, les manches de leurs outils sont de simples bouts de branches d’arbres, tout élément de la nouvelle installation a été récupéré : zéro perte, zéro déchet, tout est recyclé … Il suffit d’ailleurs de rencontrer nos deux « permaculteurs » et de suivre leur travail pour vérifier qu’ils y vont avec le cœur. Résultat : les premiers légumes se retrouvent déjà dans les menus du centre. Rinpoché a visité, regardé, goûté, échangé et posé plein de questions. Il conclue : « lorsqu’on s’occupe des autres, que ce soient des êtres humains, des animaux ou la nature, on est dans la spiritualité ». Puis il termine par une remarque qui le concerne personnellement : « si je n’avais pas exercé l’activité que j’ai, je serais devenu paysan ».

L’une des premières salades du jardin … Visite de Rinpoché et échanges sur le « Living Garden » …Choux, tomates, les légumes sont d’autant plus réussis … Qu’ils sont bichonnés comme des bébés … Les serres « faites à la main » avec les moyens du bord … Rinpoché prend un radis … Pose une question à son sujet … Le goûte et apprécie … Suite de la visite des légumes … Marcel et Michael avant d’aller au jardin… Photo souvenir de la rencontre avec Rinpoché.

En attendant la communication d’esprit à esprit …

mai 2020 dernier blog spécial covid

Pratiques en commun, méditation RAM, enseignement surprise de Jigmé Rinpoché depuis l’Inde, ce confinement aura généralisé la communication par la technologie dans notre lignée, à notre plus grande satisfaction … Et si, par les pratiques, nous arrivions enfin à communiquer à distance sans la technologie ?

Sortir de l’enfermement avec les bouddhas qui ouvrent le chemin vers la lumière 

Jigmé Rinpoché nous parle depuis l’Inde (*)

Jeudi 7 mai, Rinpoché s’adresse à nous. Et même si la transmission est parfois difficilement audible, nous sommes là, scotchés face à nos écrans depuis tous les fuseaux horaires. Pendant qu’Il nous parle, des petits messages heureux et chaleureux défilent de tous les points de la planète : l’Europe avec l’Autriche, la Suisse, le Royaume-Uni, l’Espagne, la France (y compris l’Alsace !). La Fédération de Russie se manifeste de partout, même de Sibérie, de Bouriatie. L’Amérique aussi et enfin l’Asie avec le Népal, l’Inde et le Bhoutan. Cette rencontre imprévue avec Rinpoché est un vrai bonheur, le courant passe (les aboiements des chiens aussi !), nous sommes tous reboostés. Intensité de la rencontre, choc au cœur, c’est vraiment ce qui ressort de tous nos échanges téléphoniques dès la session terminée. Que nous dit Rinpoché ? Il nous rappelle l’interdépendance et l’impermanence inévitables : « La source, la racine, l’origine de cette pandémie qui nous secoue tous en ce moment, c’est la loi de causalité … Comprendre cette loi, comprendre l’interdépendance nous aide à trouver un mode de vie meilleur, plus sain, plus équilibré, avec un corps en meilleure santé et un esprit heureux … Bien que cette pandémie soit un malheur, cela nous donne aussi la formidable opportunité de comprendre en profondeur à quel point nous sommes tous interconnectés et interdépendants ». Rinpoché rappelle aussi l’importance de développer en nous la bonté et la compassion : « Nous ne pouvons pas empêcher l’impermanence de changer alors que si nous développons le sens de la compréhension de la bonté et de la compassion, on peut suivre le courant » … « Rien d’autre plus que la bonté et la compassion ne peuvent nous soigner. Nous en avons besoin, à la maison, dans la communauté, dans la société. Et nous avons aussi tous besoin de l’avoir en nous-même, au plus profond de nous-même ». Et le sens de la vie ? : « Finalement, je pense que cette impermanence est un enseignement merveilleux parce que c’est un enseignement que l’on ne peut pas éviter. On n’a pas le choix, ne pas faire face à l’impermanence est impossible. Alors comment donner un sens à la vie au sein de cette impermanence ? Pas par la colère, pas par la frustration, pas en étant hyper-stressé. Mais par la compréhension de la bonté aimante, la bonté bienveillante et la compassion ».

(*) lisez la totalité de l’enseignement de Rinpoché en cliquant sur le lien suivant : http://ripa-international.com/wp-content/uploads/2020/05/conference-jr-.07.05-DER.docx

Gyetrul Jigme Rinpoché enseigne sur YouTube (~ 1 h): https://www.youtube.com/watch?v=TZ69_yQnSH8

 

Les rencontres hebdomadaires spéciales méditation RAM

Rapidement mises en place après le début du confinement et guidées par Geneviève, les réunions méditation de notre lignée (Ripa Awerness Meditation) rencontrent un très grand succès. Elles sont suivies de tous pays, par des étudiants Ripa comme par des personnes de l’extérieur. Et les échos des uns et des autres reflètent bien l’atmosphère de ces rencontres : «  c’est formidable de sentir cette atmosphère si chaleureuse »… «  On est dans un espace où l’on se sent si bien »… « On se sent tellement en confiance qu’on peut vraiment poser tout naturellement nos questions sans aucune réticence » … « C’est comme si on se retrouvait en famille, on se sent vraiment proches des uns et des autres ». De l’avis général, l’ambiance y est très joyeuse, animée, tout en proposant un engagement dans un vrai travail de méditation en profondeur avec une bonne concentration. Et tout le monde confirme son bonheur de se retrouver, de profiter de ce confinement pour maintenir ce besoin de contact et de connexion entre les uns et les autres.

 

Au centre : streaming, textes de pratique, jardinage et bricolage.

Comme vous le savez tous, la crise du coronavirus et le confinement qu’elle a imposé, sont accompagnés depuis le début par des pratiques en streaming auxquelles chacun peut s’associer. On peut donc se retrouver au quotidien le matin et le soir, on peut aussi pratiquer ensemble Sangye Menla -le Bouddha de Médecine- chaque samedi à 17h et Guru Rinpoché chaque dimanche à 17h. Le but, c’est d’abord de pratiquer ensemble en dehors de toute rencontre physique entre nous, et de venue possible de nos maîtres sur place. C’est aussi de maintenir vivant le lien de la communauté RIPA entre tous ceux qui le souhaitent. L’équipe du centre réfléchit d’ailleurs à la possibilité de maintenir une pratique régulière en streaming les jours de tsok de Sangye Menla, Yeshé Tsogyal, Guru Rinpoché et Guésar de Ling. Si ce projet se concrétise, vous en serez informés le moment venu. Nos fidèles permanents travaillent au jardin, la permaculture se met sérieusement en place et un week-end jardinage a récemment été organisé. Ils continuent de maintenir le centre en très bon état : ménage, protection des lits inoccupés contre la poussière, décapages à fond … Tout y passe. Lorsque nous serons de retour, nous retrouverons un centre propre comme un sous neuf. Très important enfin : les textes habituellement prêtés à l’occasion des pratiques de groupe ont été triés, réordonnés, améliorés … Dans toutes les langues !

 

Vos fleurs venues de partout, et un cadeau surprise.

Le traditionnel échange de muguet du 1er mai, même s’il date de quelques temps à été l’occasion de nombreux échanges de bouquets, en voici quelques-uns. Et aussi ces photos superbes de notre centre en fleurs, plus une photo surprise qui nous arrive juste de Malaga.

 

A bientôt «  chez nous ».

 

Dharma et pratiques en ces temps de confinement

Avril 2020

Physiquement isolés depuis maintenant plusieurs semaines, notre vie quotidienne bouleversée nous invite à pratiquer intensément. Le lien qui nous unit à nos Maîtres est si puissant qu’il nous donne la force incroyable de traverser ces temps troublés bien arrimés au chemin du Dharma.

Guru Rinpoché en cristal

Nos pratiques plus régulières et soutenues

Portés par les messages de Nos Maîtres et les initiations que Namkha Rinpoché nous transmises en mars depuis le Népal, nous avons définitivement compris que cette pandémie est un douloureux rappel à nous engager dans des pratiques à l’intention de tous les êtres vivants, sans exception. Au cours cette transmission du mois de mars, Namkha Rinpoché nous rappelle de plus « Qu’il n’y a pas plus grand que Guru Rinpoché », et il ajoute : « Si l’une de ses manifestations les plus célèbres est Guru Dorjé Drollö connu pour ses pouvoirs contre les obstacles, il apparaît actuellement sous une autre forme, celle de Guru Drakpö qui est plus appropriée … Si l’on est capable de pratiquer ces saddhanas avec foi et conviction, j’ai confiance que cela vous sera très bénéfique ».

Justement, les pratiques organisées en streaming par notre centre en Suisse sont là pour « assurer le suivi » du message de Rinpoché, nous accompagner sur le chemin, nous soutenir, nous encourager et nous réunir. Vous êtes d’ailleurs nombreux à exprimer votre satisfaction et remercier chaleureusement le centre de cette initiative. L’un d’entre-nous le résume ainsi « Même enfermés, isolés chacun dans son coin, nous ne sommes plus seuls, nous sommes tous ensemble et c’est un grand soutien ».

L’un de vos beaux autels particuliers … On suit les pratiques en streaming …Dans son jardin, Martine fait offrande des danses Lingdrö … Rita se plonge dans la réalisation de Tangkas superbes … Hélène, en pleine forme, nous envoie son sourire et nous communique son bon moral.

L’isolement, une expérience précieuse

L’isolement n’a pas forcément été bien vécu au départ. Sa soudaineté et sa brutalité en ont surpris plus d’un et certains on pu traverser des moments de tristesse voire d’angoisse. Très vite cependant, les aspects positifs ont émergé. Voici comment les uns et les autres, vous l’exprimez : « Le confinement nous pousse à la pratique … Par le streaming on se remet en route ensemble … On est porté par une force qui nous dépasse … Les pratiques avec le centre sont très positives pour moi … Cette situation nous pousse à nous recentrer sur l’essentiel … Finalement c’est très positif, c’est une belle offrande qui nous arrive et nous pousse vers le haut … Le temps n’est plus le même, il semble se dilater, il est suspendu et malgré cela on n’a pas le temps de s’ennuyer … Bizarrement on ne ressent aucune frustration, on ne se sent pas privé de quoi que ce soit… On se sent si proches les uns des autres… ». Certains dédient plus particulièrement leurs pratiques aux soignants transformés en véritables guerriers pour sauver des vies, d’autres travaillent l’ouverture du cœur, font de longues séances de méditation. Mais l’expérience commune, c’est la prise de conscience de l’impermanence, elle est palpable, chacun en fait l’expérience au plus profond de son être.

Autour de vos pratiques : chats du Dharma, chats sympas … Expulsion des souffles des oisillons nés juste à côté de l’autel de l’une de nos amies … Echanges d’idées gastronomiques … En France, même les vins peuvent se devenir « conscience » ! … En Belgique, Rita n’a que la rue à traverser pour acheter ses légumes à la ferme voisine de sa petite maison … Exorciste de la pandémie se dressant dans un jardin proche de la maison de Sylvie en région parisienne … 

Le centre toujours en action

Sur place, l’équipe de choc continue de s’activer et les photos qui suivent sont loin de représenter tout ce qui se passe et se prépare. Tous les séminaires ayant été annulés en raison du confinement en Suisse, certains des intervenants extérieurs ont accepté de participer à un programme court en streaming via la plateforme Zoom, sur la base du don. Cela ne remplace pas les programmes en personne initialement prévus, mais permet de maintenir le contact avec notre public. Réalisant l’importance de l’existence d’un tel centre, les intervenants externes et les participants le soutiennent du mieux qu’ils peuvent.

Carlo s’occupe de l’installation d’une nouvelle statue de Bouddha, sur son nouveau socle de pierre, notre petit Bouddha historique a pris de l’altitude, les bancs sont repeints à neuf, la boutique presque prête, Gabriela termine la présentation et le rangement des objets qu’elle a rapportés du Népal pour nous. Nous sommes attendus. Définitivement.

Le Bouddha nouveau venu… Notre petit Bouddha historique présent depuis 2012 … Ursula et Carlo en rajoutent une couche … Aperçu de la boutique rééquipée … 

Vos cartes postales

Mille merci à vous de toutes les photos que vous avez envoyées et mille excuses pour celles que vous ne retrouverez pas dans ce blog. Il était techniquement impossible de les insérer dans leur totalité. Ce qui suit est un reflet de la diversité de vos envois, vous êtes pleins d’idées. Vous nous avez donné un aperçu des animaux qui accompagnent vos pratiques, suggéré vos idées gastronomiques … Voici que vous nous offrez des fleurs de vos jardins. Et ces dernières photos qui ouvrent sur le ciel, vers l’infini, qui semblent nous indiquer le chemin que prennent nos pratiques … Quel bonheur ! Toutes vos cartes postales montrent à quel point notre communauté RIPA est vivante, imaginative, pleine d’humour et reliée. Un vrai cadeau du Dharma !

Vos fleurs … Vos ciels : De méditerranée en France … De Bruxelles …  De Paris … De Vigo en Espagne sur la côte atlantique … D’Allemagne dans le centre où vit Katharina…

Merci à tous de votre participation et à bientôt –

 

Appel aux dons exceptionnel COVID-19

Les activités de notre centre étant totalement suspendues, vous pouvez le soutenir pendant ce temps pour planifier les activités à venir et préparer le retour de nos maîtres ainsi que le vôtre ! Vos dons, même modestes, sont les bienvenus.

Donation

Un grand merci d’avance à toutes et à tous et à bientôt!

 

Au RIC, le travail et la vie continuent dans une belle atmosphère

Mars 2020

Confinés comme tous les étudiants RIPA et la moitié des 7,8 milliards d’habitants qui peuplent notre planète nos amis, permanents et bénévoles, prennent soin de notre centre en Suisse. Fidèles au poste, ils préparent activement notre retour.

S’adapter et préparer le futur

Plus aucun groupe extérieur, plus aucune activité habituelle, plus aucune réservation de week-end par des groupes tibétains ou autres … Le centre est confiné et contraint lui aussi de changer ses habitudes. Du coup, notre paquebot s’adapte. Le travail continue, efficace et soutenu car la charge de la partie administrative reste lourde : il faut reporter les dates des groupes inscrits, annuler des réservations, prendre de nouvelles options pour le futur … Begonia, Antje, Helen passent l’essentiel de leurs journées face à leur ordinateur et au téléphone. Comme il n’y a plus aucune rentrée financière et qu’il faut effectuer des remboursements, les frais ont été réduits au strict minimum. D’autant plus qu’en ce qui concerne notre sangha les annulations de la venue de Lhuntrul Rinpoché puis de Jigmé Rinpoché pour lesquelles il y avait de très nombreuses inscriptions font aussi un trou dans le budget. Lluis, le cuisinier, est sur place mais au chômage, il n’en est pas moins d’une grande aide. Carlo et Ursula, transformés en bénévoles depuis quelques temps, font un travail formidable accompagnés de Theresa. Gabriela, Nadya et quelques autres s’associent périodiquement notamment au travail du jardin. Evidemment plus aucune embrassade, plus aucun contact physique et on se tient à distance respectueuse les uns des autres … Mais le moral va bien. Au cours de ces temps tourmentés l’esprit Sangha n’a jamais été aussi présent, aussi puissant, aussi porteur.

 

 

 

 

Au bureau – logiciels, documents, listings, Bégonia, Antje et Helen jonglent avec toutes les sources d’information, sans oublier les petites notes, les post-it et autres « pense-bête » … Aux champs -En Suisse aussi les commerces sont fermés, y compris les fleuristes. Heureusement, Gabriela a planté des jonquilles à l’automne. Elles trouvent leur plus belle place sur l’autel dans le bol d’offrande. Et pour le tsok, les premières primevères ramassées au pied de la Gompa ornent les assiettes des Maîtres….. Au centre  le temps ne manque plus pour entreprendre quelques « chantiers » : repassage des montagnes de Katas accumulées au fil des retraites…  Préparation et classement des textes prêtés pendant les pratiques. Ils vont être reliés dans toutes les langues … Le centre a enfin trouvé ses beaux panneaux d’orientation entièrement faits «  à la main »  avec art et soin grâce à Carlo et Ursula … Gabriela – au chômage technique – déballe les livraisons des achats qu’elle a faits il y a tout juste quatre semaines au Népal pour la boutique du centre.

Grand succès des pratiques en streaming via face-book et internet

La première expérience a eu lieu les 21et 22 mars, et cela continue (*). C’est particulièrement dans des temps tourmentés comme ceux que nous traversons actuellement que les enseignements prennent tout leur sens et leur signification. Et les termes dans lesquels Begonia nous raconte la vie et la pratique au centre sont confirmés par tous vos témoignages :  « Nous sommes totalement plongés dans l’expérience de l’impermanence, de la solidarité, de l’altruisme, de l’ouverture du cœur, de tout ce que nos Maîtres nous enseignent et des pratiques dans lesquelles ils nous engagent » … « Même si cela va s’avérer difficile d’un point de vue financier pour le centre, on n’y pense même plus au premier degré, nous nous préoccupons d’abord de trouver la meilleure solution pour chacun individuellement, pour notre sangha ainsi que pour tous les groupes extérieurs. C’est comme si les intérêts personnels tombaient car nous comprenons définitivement que nous sommes tous sur le même bateau ». A propos de bateau, Jigmé Rinpoché, au cours de ses tous premiers enseignement en Europe en 1996/1997 nous avait parlé du rôle du Maître dans le Bouddhisme tibétain. « Le Maître » nous avait-il expliqué, « C’est comme le capitaine d’un bateau. Sur la rive de départ, Il fait monter tous ceux qui souhaitent partir pour la grande traversée. Tout au long du voyage, Il va les guider à travers les tempêtes, les ouragans, les récifs, les haut-fonds et les dangers de toutes sortes. Une fois arrivés sur les rives sacrées, tout le monde descend et le Maître repart, seul sur son bateau, pour accueillir de nouveaux voyageurs ». Bouleversés, plusieurs d’entre nous avaient fondu en larmes. Plus de vingt ans après, nous sommes en pleine traversée, et pas sur un bateau de croisière ! Notre chance, c’est que Nos Maîtres sont de très grands capitaines. Coronavirus ou pas, Ils sont là pour nous aider à franchir tous les caps et parmi eux, le cap de Bonne Espérance.