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Au cœur de la méditation RIPA

Décembre 2018/janvier 2019 – Fin d’année dans notre centre suisse

                                              

 

 

 

 

 

 

 

 

Une nouvelle retraite d’hiver en méditation ? Nous l’attendions tous. Pendant cinq jours, le centre va réunir toutes les cultures, les langues et les continents. Des retrouvailles joyeuses qui confirment ce sentiment d’appartenir à une grande famille sans frontières.

Loin de l’agitation et bien assis sur son coussin

Notre esprit ordinaire est sans cesse agité, perturbé, plein d’incertitudes et d’émotions. Troublé, confus, il ouvre les portes de l’incertitude, du stress, de la tristesse, de l’angoisse. Et cela nous conduit tout droit à la souffrance. Intuitivement, nous savons cela et nous cherchons une solution. Voilà pourquoi nous sommes plus de cent cinquante à nous retrouver cet hiver avec Rinpoché, assis sur notre coussin, prêts pour l’aventure. 

Rinpoché explique : « Pendant ces quelques jours, nous allons essayer d’être totalement présents ici, libres de toutes les inhibitions, des préoccupations de la vie, des turbulences et essayer d’être totalement ouverts, réceptifs, confortables ». Puis, avant de nous engager vers notre première pratique il dit : « Imaginez un coussin, juste un coussin qui a besoin d’un corps, de quelqu’un pour s’asseoir dessus. Ce corps a besoin de respirer. Et ce corps qui respire a besoin d’être dans un état de vigilance, d’attention, d’esprit d’éveil. Nous avons tous un corps, nous respirons tous et nous possédons tous ce potentiel de l’esprit de la pleine conscience. La méditation est donc accessible à chacun d’entre nous et à tout moment ». 

Session après session, nous nous entraînons à ressentir la bonne position de notre corps, assis jambes croisées, dos bien droit, épaules largement ouvertes …Puis porter notre attention sur le souffle, la respiration, pour enfin entrer dans la pratique méditative … Et çà marche ! Au fil des jours, les regards s’éclairent, les sourires se font plus généreux, plus ouverts, et une atmosphère de douceur bienfaisante s’installe . Il semble que nous avons reçu le message de Rinpoché qui nous incite à : « développer une attitude positive, générer la joie dans notre cœur afin que le bénéfice de notre méditation soit adressé à tous les êtres et pas seulement à nous ». 

Et tout cela dans un silence total … Quel repos, quel apaisement et quel soulagement !

Légendes photos : Rinpoché va arriver, nous l’attendons, katas déployées et cœur ouvert … des journées entières dans la salle pleine comme un œuf … Pendant les pauses, chacun profite à sa manière pour se relaxer et offre à notre vue des positions surprenantes… Drôles … Attendrissantes … Baroques … Méditation en marche Vipassana avec chaussons d’époque ! … Silence total oui, mais avec tendresse, sourires et joie … Dernier jour : les questions qui attendent Rinpoché remplissent la boite en carton… Impossible de répondre à tout !

 

Les futurs instructeurs RIPA se préparent

Comment faire bénéficier un public le plus large possible des bienfaits de R.A.M (Ripa Awareness Meditation) et de sa profondeur ? Comment l’ouvrir à tous, y compris aux personnes totalement laïques qui ne se sentent pas concernées par le bouddhisme ? C’est justement ce que Jigmé Rinpoché met progressivement en place en élargissant la formation de futurs instructeurs à cette méditation si particulière. 

En effet, pourquoi les enseignements du Bouddha, vieux de 2600 ans sont-ils encore vivants ? Pourquoi nous touchent-ils et nous aident-ils tant ? C’est tout simplement parce qu’ils sont universels et que leur transmission n’a jamais été interrompue. De plus, dans le cadre de notre lignée RIPA, cette transmission vivante est assurée par un Maître et une lignée authentiques. 

C’est donc une grande chance pour les futurs instructeurs  – une grande responsabilité aussi – de recevoir ces enseignements pour les transmettre par la suite. Cet hiver, cette formation a été suivie par une bonne trentaine de participants, dont de nombreux nouveaux. Rinpoché insiste particulièrement sur plusieurs points : la pratique personnelle et quotidienne est indispensable. Il met en garde sur les risques de « trips » de l’ego qui pourraient surgir et sur l’importance d’être sincère, authentique dans sa pratique, dans sa motivation et ses intentions. Il insiste sur l’importance de cette communauté d’instructeurs en train de naître, sur le respect mutuel que tous doivent avoir entre eux, sur la bienveillance partagée car, dit-il, « ces aspects seront ressentis un jour par les futurs bénéficiaires ». Avant que, dans le futur, les participants guident des méditations au nom de notre lignée,  ils auront reçu un certificat ( formation académique, théorique, et validation du travail personnelle avec notamment : validation de la pratique, temps passé en formation, pratique personnelle, etc. Le tout sera complété par une charte éthique en cours d’élaboration).

L’avis de plusieurs participants : «  Rinpoché nous transmet un trésor que nous aurons à faire fructifier, tout en le préservant et sans se l’approprier » .

Simultanément, Rinpoché a chargé Lama Tenzin d’assurer les entraînements et les enseignements sur tout ce qui relève du Dharmaseva. Cette fois-ci, le travail porte sur les rituels « musicaux » des pratiques.

Légendes photos : Rinpoché ouvre la session pour les instructeurs… L’atmosphère est studieuse …Avec des moments de détente … Geneviève, responsable de la formation R.A.M sous la guidance de Rinpoché …Photo de famille en fin de session … Côté Dharmaseva, c’est Lama Tenzin qui assure la formation …Il explique … Donne des instructions … Ecoute pour aider chacun à s’améliorer …Et encore une photo de famille pour clore la session. 

 

Porté par une équipe internationale, notre centre s’épanouit 

Véritable paquebot lancé en pleine mer il y a juste quelques années, notre centre se confirme dans sa vocation d’ouverture . A côté des étudiants RIPA de tous pays qui se retrouvent à l’occasion de nos grandes retraites d’été et d’hiver, les groupes « extérieurs » sont de plus en plus nombreux à «  nous » choisir pour y organiser leurs activités. Ils apprécient l’atmosphère du lieu, la paix et la sérénité qui s’en dégagent. Ils affirment que l’énergie qu’ils ressentent les aide dans les activités pour lesquelles ils sont venus. La venue de personnalités réputées comme Mathieu Ricard ou Alan Wallace attire un public nouveau et nombreux qui découvre à son tour ce site « où l’on se sent si bien » et « où l’on est si bien accueilli ». A tel point que certains participants à notre dernière retraite, ont rencontré Rinpoché pour la première fois cet hiver. Ils avaient d’abord découvert le centre à travers une autre activité.

Pour faire face au nombre grandissant des associations et groupes utilisateurs installés pour quelques jours ou quelques semaines, l’équipe du centre est là ! Dynamique, efficace, elle est à l’image de notre communauté RIPA : ouverte, diverse et internationale. Bégoña la directrice, et Lluis le chef cuisinier, sont espagnols. Antje, responsable du secteur hôtellerie est Allemande mais vient de France où elle a vécu de longues années, Helen qui assiste Bégoña au Marketing est Suisse. Aux côtés des permanents : Gabriela, Suisse elle aussi, vient quatre jours par semaine et supporte tout ce qui concerne l’hébergement … Et c’est un énorme travail ! Enfin, n’oublions surtout pas Vladimir et Sasha, deux bénévoles qui viennent périodiquement de Russie et apportent leur aide … à tout ! Du petit déjeuner et la préparation des repas, à l’aménagement et la transformation des salles selon les activités des groupes qui se succèdent, on peut les voir partout ! Tous sans exception sont des étudiants de nos Maîtres RIPA et font passer la chaleur humaine, l’amitié et l’ouverture dans leurs contacts avec les associations.

Doucement, le centre construit son image et sa notoriété, dans peu d’années le paquebot atteindra son rythme de croisière.

Légendes photos : Ce grand paquebot chaleureux qui illumine les nuits d’hiver, c’est Notre Centre … Begoña, sa directrice assure avec dynamisme et détermination son expansion et son rayonnement …Antje et Helen, Bras droit et bras gauche de Begoña … Toutes trois sont non stop sur le pont … Lluis, grand maître de nos repas avec Marie qui apporte régulièrement son aide … Gabriela, pilier de la lingerie et de tout ce qui concerne l’hébergement …Vladimir et Sasha fidèles bénévoles intermittents venus de RIPA Russie, sans eux rien ne peut tourner rond … Toute cette équipe assure une somme de travail incroyable, jusque dans ses moindres détails… A tel point que nous trouvons même une table de fête le 1er janvier … Et pour 150 personnes !

 

Album photo

Légendes photos : Les jeunes générations suivent toujours la retraite à leur manière … Participent aux tâches quotidiennes communes si elles le souhaitent …Toujours fidèle au poste, Laurent, mémoire sonore des enseignements … Chat du Dharma, chat sympa ! … Les futurs instructeurs terminent leurs formations par une «  party ». On chante, on boit un peu mais du bon vin, on rit … Et on se dit à bientôt sous l’œil malicieux de Lama Tenzin et le sourire bienveillant de nos Maitres et du Dalaï-Lama.

 

Notre communauté internationale réunie pour une grande retraite d’été.

juillet/août  2018 : Grande Retraite RIPA dans Notre Centre International Suisse

De retour en Europe après une année de retraite, Gyétrul Jigmé Rinpoché nous offre une belle occasion de retrouvailles. Pendant trois semaines, notre communauté spirituelle internationale retrouve ses trois Maîtres ensemble. …

La vie, la mort et la renaissance : une perspective bouddhiste

« Du fond de ma pratique, ma retraite m’a donné l’opportunité de penser à vous, de prier pour tous et de développer encore plus de discipline ». C’est ainsi que Gyétrul Jigmé Rinpoché nous retrouve pour cette première semaine sur le Bardo de la mort. Il ajoute : « Elle m’a aussi permis de comprendre profondément la différence entre étude et pratique. L’expérience de la pratique est plus profonde car on est au-delà de l’analyse, de la pensée, de l’interprétation. Vous devenez libre car cette expérience n’offre aucune base de saisie ou de fixation. On devient libre de tout jugement et de toute opinion ». Et il ajoute : « Si nous sommes sérieux dans notre cheminement spirituel, nous devrions nous engager vraiment dans cette expérience si profonde afin de vérifier combien la pratique fait la différence … ». Pas question ici d’oser résumer en quelques lignes une semaine entière d’enseignements exceptionnels. Rinpoché s’inspirant lui-même du Bardo Thödöl – Le livre tibétain des morts – composé par Padmasambhava au 8ème siècle, écrit par Yeshé Tsogyal, découvert au 14ème siècle par Karma Lingpa et qui témoigne de cette sagesse millénaire de l’extrême-orient. L’entrée en matière de Rinpoché vous en donnera juste un rapide aperçu : « je reviens d’Orissa (*), j’y ai visité plusieurs personnes âgées qui s’approchent de la mort. Parmi elles, une dame que je connais depuis mon enfance. Elle a près de 90 ans et elle est très proche de son départ. J’ai été très étonné de la voir si consciente et si calme. Elle m’a dit à quel point elle n’avait plus d’attachement, ni à sa famille, ni à ses enfants, ni à sa maison, ni même à son corps… Elle est très détendue, totalement prête à partir … Et la mort est quelque chose d’universel. Aussi, c’est bien de comprendre cette période de la mort et du bardo afin de nous y préparer nous-même et d’aider les autres dans cette période la plus importante de notre vie, de la fin de notre vie ».

(* Etat de la fédération Indienne sur le golfe du Bengale où se trouve l’un des monastères de la lignée RIPA)

Diaporama 1 :

« Pratiques et rituels sont accompagnés par les moines… Offrandes de Nos Maîtres et de lamas à S.E Namkha Rinpoché en fin de retraite … Puis chacun d’entre-nous reçoit une bénédiction … Les tormas des rituels sont toutes préparées par les moines, un véritable travail d’artiste … Comment bien mettre son zen ? séance d’apprentissage … Atmosphère, atmosphère : bougie, cloche et dorjee … Comme d’habitude, les enfants mènent leur vie de leur côté, caressés par l’énergie des maîtres, des pratiques et des rituels … »

Les danses Lingdrö en lien avec Gésar de Ling…

La deuxième semaine nous emporte dans le Drupchö de Yesché Tsogyel ( Grand Accomplissement en tibétain ). Un Drupchö est l’une des formes de pratique les plus élaborées du Vajrayana. C’est une opportunité exceptionnelle de s’immerger, corps, parole et esprit dans l’expérience spirituelle. Cela fait plusieurs années que nous retrouvons et approfondissons ce Drupchö. Et il nous ouvre un champ illimité pour accéder à cette expérience dont Rinpoché nous parle. La dernière semaine sera réservée à un autre Drupchö, celui de Hayagriva. Une grande découverte pour beaucoup d’entre – nous d’autant plus qu’il s’agit d’une divinité courroucée … Un champ illimité de pratique et d’expérience. Cette année, l’ensemble de la retraite est enrichi de danses : les danses Lingdrö et les danses sacrées. Lama Tenzin présente les premières : « Ling c’est tout ce qui se rapporte au roi Gesar de Ling et Drö signifie danse », il ajoute : «  Si personne ne connait l’origine des mélodies, on est sûr que les poèmes ont été composés par Ju Mipham Rinpoché au 19ème siècle. Et tout ce que Mipham a créé et écrit est basé sur des faits de l’histoire tibétaine antérieure comme celle du roi Gesar de Ling. Aux temps de Gésar, on fêtait chaque victoire par des danses, des compétitions de tir à l’arc, etc. A cette époque, chanter, danser, participer à des festivités faisaient partie des événements de la vie » … « Les danses Lingdrö comportent au total une quinzaine de chapitres. Le premier est une danse d’offrandes au Guru, au Ydam, à la Dakini, aux protecteurs du Dharma, à Gésar lui-même et ses propres protecteurs. Dans un autre chapitre la danse invite Gésar et toutes les divinités masculines à venir bénir le lieu, ailleurs ce sont toutes les divinités féminines qui sont invitées, etc. Le premier chapitre par exemple est une offrande aux divinités de sagesse, on danse donc avec une kata ». Par le passé, Namkha Rinpoché nous avait présenté cet aspect fondamental des danses Lingdrö ainsi : « Ces danses sont liées aux activités éveillées du roi Guésar … Ce ne sont pas des danses ordinaires … Ce sont des pratiques qui nous aident à vaincre les difficultés que nous affrontons sur le chemin de l’éveil, elles nous soutiennent dans notre progression ».

Diaporama 2 :

« la communauté tibétaine de Suisse participe toujours. En venant recevoir les bénédictions des Maîtres, elle nous offre ces danses Lingdrö. La journée de festivités réunira plus de trois cents personnes au total … les danses des femmes et des hommes se répondent … Moment d’attente avec les enfants avant « d’entrer en scène »  … « King Gesar » est prêt … Lama Tenzin aussi … Et comme toujours les enfants s’occupent, ce qui ne les empêche pas d’admirer le « spectacle »

… Et les danses « Cham », manifestations du sacré

Lorsqu’on célèbre un Drupchö, des obstacles surgissent créés par des esprits négatifs et les divinités représentées par des masques terrifiants éloignent les obstacles et les énergies négatives. Cette tradition des danses sacrées a notamment pour objectif de les repousser. Les divinités féminines et masculines y sont représentées. Mais la grande différence entre les Lingdrö et les danses « Cham », c’est que les premières sont considérées comme des danses de ce monde, alors que les secondes sont les danses des divinités de sagesse elles-mêmes. Tout y est en relation directe avec le dharma, on les définit aussi comme des danses de la libération par la vue. On ne parle pas ici de libération définitive, mais d’une libération momentanée : le spectacle réduit l’impact de nos émotions négatives et nous libère un court moment de la certitude que ce que nous voyons est la réalité alors que ce n’est qu’une apparence illusoire. Tout se manifeste différemment et une relation subtile s’établit entre le pratiquant et la divinité. On dit que le Cham a un grand pouvoir en lui-même, on dit que danser le cham est le meilleur moyen de purifier plus particulièrement le corps. Les danses sacrées auxquelles nous assistons chaque soir pendant le Drupchö de Hayagriva font partie des traditions de Taksham et de Pema Lingpa. Et ceux qui ont assisté à ces danses vous diront notamment à quel point Lhuntrul Rinpoché devient Dörje Drolö de façon impressionnante. Les autres soirs, les déités féminines et masculines se déploient et nous imprègnent d’une autre énergie. Toutes ces danses sont remarquablement exécutées par les moines venus tout spécialement des monastères RIPA.

Diaporama 3 :

« Danses impressionnantes … Masques terrifiants … Certains d’entre – nous reçoivent un vrai choc … On est soi-même emporté par les mouvements … Et on peut même se surprendre à « danser » intérieurement, sans bouger . »

Des moines heureux !

Diaporama 4 :

« Photo de famille en fin de retraite… Journée d’excursion dans les montagnes suisses …Petite pause au cours de la journée … Lama Tenzin filme la baignade … L’un des jeunes moines aime beaucoup les vaches qui le lui rendent bien …Repas de midi en plein air. Au menu : œufs au plat et ruchties, ce plat national suisse allemand fait de pommes de terre râpées rôties avec des oignons …Le départ approche, il faut faire les bagages. Les masques des danses sacrées sont emballés, les textes du Drupchö regroupés dans une valise bien lourde … Tous ces bagages vont accompagner les moines à Moscou et en Kalmoukie où deux autres Drupchö guidés par Lhuntrul Rinpoché sont prévus …»

Album photo

Diaporama 5 :

« Les danses Lingdrö, c’est aussi l’occasion d’une journée de festivités pour tous … Au centre, les bons coins ne manquent pas pour la pause repas … Les étudiants offrent des danses, des chants, des sketches, des saynettes … Et même une danse collective très joyeuse… Karma Shedup apprécie la qualité de la sonorisation de Laurent … Et entraîne Carlo à la subtilité du jeu et l’assouplissement des doigts … Les moines s’intéressent aux photos prises par Michèle Z … Tous les enfants sont visiblement heureux ici, les activités ne manquent pas, les idées non plus »

A bientôt pour un autre blog

Il est revenu

Népal, mai – juin 2018 fin de la retraite d’un an de Gyétrul Jigmé Rinpoché

Ce matin-là, nous sommes des centaines, de tous pays, de toutes conditions, famille, moines, étudiants, amis, à attendre le retour de Rinpoché. Il sort juste de sa petite « maison/grotte » dans laquelle il vient de passer une année pour nous rejoindre directement … Impossible d’exprimer ce que nous ressentons.

Retrouvailles

Vous avez certainement déjà eu accès aux photos diffusées en temps réel par les uns et les autres sur les réseaux dits sociaux. Aussi, ce blog va plutôt pousser les portes des coulisses de l’aventure, de ce que nous avons vécu et de l’engagement de tous ceux qui ont fait de cet événement une réussite à la hauteur de Notre Maître et réjoui tous les participants.

Descendu de sa montagne tôt le matin, Rinpoché traverse d’abord la longue haie des tibétains, des népalais, des étudiants de tous pays, celle des moines, puis nous entrons dans le temple. Il s’installe et nous parle en tibétain, népali, puis en anglais. Pour ceux qui se trouvent dans la seconde partie du monastère, l’effet d’écho produit par la sonorisation rend la compréhension plutôt difficile. Peu importe, sa présence est immense et la communication se fait par le cœur. D’ailleurs parmi ceux arrivés quelques jours avant – alors que Rinpoché était encore là-haut pour ses derniers jours de retraite – certains ont même cru ressentir Sa Compassion et Son Amour caresser l’ensemble de la vallée de Dallu et la bénir.

Midi, pause repas. Tout le monde se retrouve sur le parvis autour de tables rondes et de chaises qui ont un air de fête elles aussi. Les plus jeunes moines sont bien sûr associés à l’événement, ils sont au buffet et pour certains, c’est visiblement la première fois qu’ils servent des repas aux invités. Le nez juste au niveau des grandes marmites, ils doivent lever le bras bien haut pour remplir les assiettes, quitte à se mettre sur la pointe des pieds. Peu importe, ils sont visiblement ravis. Souriants et sérieux à la fois ils s’appliquent à bien faire. Jigmé Rinpoché s’est installé parmi nous à une table au milieu de convives. Lhuntrul Rinpoché et la famille aussi. Les enfants chantent et rient. On retrouve l’excitation et l’atmosphère des grands moments RIPA avec quelque chose d’immense en plus : Rinpoché est de retour.

Deux jours après, nous commençons les nyungné. C’est la première fois que moines, tibétains, nonnes et étudiants sont réunis dans le temple pour cette pratique de purification… Guidé par Rinpoché, qui fait plus de prosternations que nous, ces quatre jours sont impressionnants. Ceux qui découvrent cette pratique sont sous le choc et nous qui avons pourtant une petite expérience, nous le sommes aussi. Ici, les Nyungné sont plus intenses, plus puissants, certains disent même sauvages. Il est vrai que l’énergie de la vallée de Dallu est particulièrement puissante, nous sommes dans le Monastère Ripa déjà bien chargé de pratiques et de bénédictions depuis 2005, par les Maîtres et avec les pratiques des moines. Mais avant tout, la présence de Rinpoché après une année de retraite y est évidemment pour beaucoup. Deux soirs, il va nous parler des nyungné, c’est alors à la nuit tombée que nous rentrons dans nos « guest-houses » respectives. Dans le noir, notre chemin est parsemé de lucioles, petits reflets lumineux sur l’herbe, miroir des étoiles de la voie lactée … Magique !

Diaporama 1 – légendes photos :

Moines, tibetains, népalais, étudiants attentifs à la parole de Rinpoché …Distribution du tsok … Déjeuner en plein air …Le parvis du monastère transformé en immense restaurant convivial …Rires et chants, une très belle atmosphère … Nyungné : prosternations, au second plan les moines aussi …La « musique » renforce les effets de la pratique …L’immense statue de Chenrezi aux mille bras nous soutient dans nos efforts.

Mero Gaon : le village est reconstruit.

Souvenez-vous de ce village à flanc de montagne détruit dans sa totalité par le tremblement de terre et pour lequel Rinpoché, si touché par la souffrance et la détresse des villageois, avait répondu à leur appel à l’aide. Deux ans après, les cinquante cinq maisons – une par famille- ont été reconstruites aux normes antisismiques grâce à l’aide des étudiants de tous pays. Toutes ont l’électricité avec un point d’eau central par groupe de cinq maisons. Auparavant, aller chercher l’eau et la rapporter exigeait pas mal de temps et d’efforts. Maintenant, elle est à deux pas. Conviés à l’inauguration officielle du village, ceux qui ont participé à la reconstruction se rendent à flanc de montagne. Atteindre le village est déjà une petite aventure en soi : le car qui nous conduit depuis le Monastère doit d’abord descendre vers Katmandou, traverser la ville, ses embouteillages, sa pollution, puis attaquer l’ascension d’une autre montagne par des « routes » improbables. A ces deux heures de route s’ajoute une petite heure de marche en montagne avec des montées, des descentes, un petit col à 2000m puis une arrivée à 1725m, l’altitude du village. Le tout sous un soleil de plomb et une température correspondante. Tout au long du chemin, Rinpoché est accueilli par des villageois avec leur kata, les enfants de l’école, etc. Nous franchissons enfin le petit arc de bienvenue spécialement érigé pour l’occasion par les habitants de Mero Gaon. Visite du village, discours, découverte de la plaque commémorative …Rinpoché s’adresse à l’assemblée, quelques interventions suivent …Ou pas … Car les villageois prévus pour intervenir n’ont visiblement pas envie de parler dans le micro. Et là encore, la sono est capricieuse. La parole de Rinpoché est ponctuée « glub-gzz-glub-glub  ». Bien que nous soyons à plus de 1700 m d’altitude, sa voix semble provenir d’un sous-marin en immersion à l’autre bout du monde. Finalement, il abandonne le micro.

Sympathique repas fait et servi par les villageois, remise à chaque famille d’un dossier avec le plan de sa maison et d’un cadenas avec sa clé. Chaque famille ? Non, chaque femme de chaque famille, toutes bien habillées pour l’occasion et avec leurs beaux bijoux. Mais où sont les hommes ? Nous posons évidemment la question. Réponse : ici ce sont les femmes qui « mènent la barque », les hommes suivent. Effectivement, elles sont toutes en habit de fête et les hommes, vêtus comme d’habitude, observent, plutôt timides et un peu en retrait. Ce sont d’ailleurs eux qui nous servent le repas assistés des adolescents. La distribution des dossiers terminée, Rinpoché appelle un petit garçon. Tout timide, impressionné, il s’approche et Rinpoché lui remet un superbe ballon de foot à l’intention de tous les gamins. Son visage s’éclaire et il s’éloigne avec le cadeau, tout fier et joyeux. Nous prenons le chemin du retour, fatigués mais heureux.

Diaporama 2 – légendes photos :

Après le tremblement de terre tout était ravagé, les villageois s’abritaient sous des plastiques et des tôles… Rinpoché est venu les soutenir, la reconstruction des maisons a été décidée et tout est achevé … L’accueil de Rinpoché sur le chemin de Mero Gaon … Le petit arc de bienvenue en bambou et tissu nous accueille … La plaque commémorative … Distribution des repas …Rinpoché avec quelques villageoises …L’eau qui s’écoule d’un robinet, fascinant !… La presse et la TV népalaises présentes pour un futur documentaire.

Lumbini : le lieu de naissance du Bouddha

C’est la dernière étape de notre voyage. 300 kms seulement séparent Lumbini de Katmandou. Situé au sud du Népal dans la plaine du Teraï près de la frontière indienne, il faut pourtant plus de dix heures de bus pour l’atteindre, contre juste une demi-heure en avion. La zone sacrée de Lumbini est l’un des lieux saints les plus importants de nos grandes religions du monde. Reconnu par l’UNESCO en 1997 c’est, dit-on, l’une des destinations de pèlerinage parmi les plus visitées de la planète. On y trouve aussi le temple de Maya Devi – du nom de la mère de Bouddha- classé lui aussi patrimoine international par l’UNESCO. Autour, sur le parc de 23 hectares, de nombreux temples représentent toutes les écoles de bouddhisme et tous pays du monde. Nous visitons celui de la Corée, de la Chine et plusieurs autres, tous magnifiques. Le temple français est en construction et comme il reste encore des parcelles de terrain, Rinpoché et RIPA Russia ont décidé de construire un temple pour la Russie qui n’est pas encore représentée. Sur place en plein air, Rinpoché nous présente le terrain et cette fois-ci, la sonorisation fonctionne parfaitement grâce à un adolescent qui nous suit partout, arc-bouté sous le poids de la batterie d’un côté et d’un « haut-parleur » imposant de l’autre. De l’avis général, la visite de Lumbini nous permet de ressentir la douceur, la sérénité, la paix qui se dégagent du lieu.

Dans ce voyage, nous sommes accompagnés d’une vingtaine d’enfants, déjà tous bien « cabossés » dès les premières années de leur courte vie. Ils ont été sauvés de leur malheur et recueillis dans une maison pour enfants fondée par Dorjee Dolma, une népalaise soutenue de longue date par Namkha, Jigmé, Lhuntrul Rinpochés et la famille. Les enfants passent la journée avec nous et profitent de la piscine de l’hôtel. Ils se jettent à l’eau avec plaisir, jouent et s’entraînent à nager avec nous. Confiants, visiblement bien dans leur peau, remarquablement bien entourés par Dolma «  leur maman » auprès de qui ils trouvent disponibilité, écoute et tendresse, ils retrouvent le chemin de la joie de vivre. Résultat, ils viennent vers nous sans aucune crainte. Spontanés, directs, ouverts, ils sont drôles, vivants, visiblement bien ensemble et s’entraident naturellement (nous vous parlerons de cette maison pour enfants plus en détail dans quelques temps). C’est là, à Lumbini, que notre aventure se termine. Chacun repart bientôt vers son continent et son pays.

Diaporama 3 – légendes photos :

Dans la salle d’embarquement pour le vol vers Lumbini …Nous volons sur Yeti Airlines. Son logo, l’empreinte de son pied …Tout près du lieu de la naissance du Bouddha, mais bien protégés du soleil … Rinpoché avec les moines qui l’accompagnent, puis avec les enfants … En face : les paparazzis du Dharma ! … Après l’orage, les allées se transforment en ruisseaux … Superbes temples …Rinpoché devant le terrain du futur temple Russia … Tout le monde à l’eau dans la piscine … Avant le repas de midi.

Album photos

Quelques photos pêle-mêle à feuilleter pour un aperçu un peu plus vaste de notre voyage. Une prochaine fois, venez, ce sont des moments irremplaçables auprès de Nos Maîtres irremplaçables.

Diaporama 4 – légendes photos :

Avant l’effort, le réconfort, un bon match de foot met en forme …Les joueurs… Le goal … Les vestiaires …Préparatifs : installation du grand chapiteau …Quelques idées innovantes pour nettoyer un sol carrelé …Interview du Docteur Milan pour le prochain documentaire TV … A l’aéroport – « hauteur maximum 2,18m, attention à votre tête » ? !

Portraits

Diaporama 5 – légendes photos :

Sur le chemin du village les enfants attendent Rinpoché … Avant de l’écouter en l’observant …Portraits de villageois … La caméra de Taeo fascine … L’un des petits moines du monastère … Le Népal, entre tradition et modernité … L’hôtesse de Yeti Airlines en tenue tibétaine …Notre jeune « soundman » de Lumbini … Rinpoche avec deux villageoises.

Fin du voyage :

Ultime photo de notre famille RIPA sur le stupa de la paix dans le monde à Lumbini.

Conclusion-Stupa for World Peace-Lumbini

Prochain grand rendez-vous : la retraite de cet été 2018 en Suisse avec nos trois Maîtres.

 

Août 2017 – Retraite Yeshé Tsogyal

A la rencontre de l’énergie féminine universelle

Son Eminence Namkha Drimed Rabjam Rinpoché et Dungsey Lhuntrul Dechen Gyurmey Rinpoché

 

Son Eminence Namkha Drimed Rabjam Rinpoché en pleine forme, Dungsey Lhuntrul Dechen Gyurmey Rinpoché heureux d’être parmi nous, Lama Tenzin confirmé dans ses fonctions, l’équipe de traduction félicitée, la formation d’instructeurs en bonne voie et des nouveaux venus de tous pays … Cet été n’aura apporté que des bonnes nouvelles.

Une retraite puissante et toute en douceur

En cette année tibétaine de l’énergie féminine universelle, c’est tout naturellement que cette retraite se déroule autour de Yeshé Tsogyal, elle fait partie de l’ADN de notre lignée RIPA. Par l’une de ses incarnations précédentes, Dungsey Gyétrul Jigmé Rinpoché fut en effet directement et intimement lié à cette grande figure spirituelle du 8ème siècle. Disciple et parèdre de Guru Rinpoché elle joua un rôle fondamental dans la diffusion de ses enseignements et transmissions spirituelles. Vous étiez dans l’impossibilité d’être présent ? Plongez-vous vite dans la lecture de « La vie de Yeshé Tsogyal, Souveraine du Tibet », écrite par Aria Salé au 8ème siècle. Vous serez emporté par cette épopée spirituelle, cette fresque historique, inspirée, pleine de poésie et de merveilleux. Nous au centre, c’est exactement ce que nous avons vécu avec le Drupchö de Yeshé Tsogyal. Une autre bonne nouvelle : Lama Tenzin a été confirmé dans sa fonction et son rôle spirituel européens par Namkha Rinpoché et Lhuntrul Rinpoché. Il a même reçu un diplôme « comme en occident ». Cet événement nous a tous touchés et même émus aux larmes pour bon nombre d’entre nous. Quant à Gyétrul Jigmé Rinpoché, il est le grand « présent-absent » de cet été. Présent car nous sommes nombreux à sentir sa présence, du fond de sa retraite il ne nous lâche pas ! Et absent car, évidemment, il nous manque. C’est avec un plaisir toujours renouvelé que nous suivons le spectacle des danses tibétaines et festivités qui ponctuent ces deux semaines dans l’intimité de l’énergie féminine universelle de Yeshé Tsogyal.