Au centre RIPA de Moscou
Situé dans un quartier d’universités animé et actif, le centre RIPA est à l’image de son environnement : jeune, vivant, débordant d’énergie, de dynamisme et de vie. Les étudiants RIPA, y sont chez eux, tout comme les visiteurs qui sont chaleureusement accueillis. Réparti sur quatre niveaux, le centre a aménagé ses sous-sols en hébergement : dortoir, cuisine, salle de repas, douches et toilettes, tout est simple, bien fait, pratique et agréable. En ce moment, une vingtaine de moines du Népal et d’Orissa y réside pour quelques temps. Ils partiront bientôt avec nous en Bouriatie. Le rez-de-chaussée légèrement surélevé conduit au petit self-service et la grande salle d’enseignements et de pratique. Le premier étage comprend des salles louées à des intervenants extérieurs pour des consultations en lien avec le bien être et le développement personnel, médecine tibétaine, etc. Au dernier étage, une vaste et belle gompa … Mais il faut vous raconter l’entrée : de chaque côté du petit escalier, le visiteur est accueilli par une double haie de photos de Nos Maîtres et d’événements de la lignée RIPA à travers le monde : inaugurations, rencontres internationales, famille RIPA, instantanés de la vie dans les monastères d’Orissa et du Népal, petits moines … Cette entrée nous imprègne instantanément de l’atmosphère de notre communauté à travers le monde et la présence de Nos Maîtres y est palpable.
Le logo RIPA en russe sur ce grand miroir lumineux, l’eau claire qui y coule chante comme une source … Les moines regardent les photos de l’entrée … Informations sur Ripa Awerness Meditation et sur les activités du centre, la superbe fresque de Gésar réalisée par un artiste bhoutanais renommé … Le petit self -service et l’une de ses tables de dégustation … Le coin des moines … Qui découvrent les marchés de Moscou … Et ont bien sûr participé à des matches de foot avec des jeunes russes
Des poissons bénis par Lhuntrul Rinpoché retrouvent la vie
1500 kgs de poissons pêchés pour être vendus et consommés ont été achetés par les étudiants RIPA afin de les sauver d’une mort programmée. Transportés en containers sur les bords d’un grand centre nautique de Moscou, nous participons à une cérémonie à leur intention sous l’inspiration de Lhuntrul Rinpoché avant de les remettre à l’eau. Certains sont malheureusement déjà morts car il faut dire qu’ils viennent de passer plus de 24h dans des containers dont la capacité d’eau est insuffisante pour les maintenir tous en vie. Cependant une grande majorité d’entre eux va être sauvée. Et c’est si émouvant de voir ces poissons, devenus totalement inertes pour certains d’entre eux, se réanimer doucement. D’abord un mouvement des nageoires à peine perceptible puis, timidement leur bouche « aspire » l’eau source de vie, leur corps s’anime et, enfin, ils s’enfoncent dans leur élément naturel. Au cours de ce retour à la vie, on les imagine sonnés, certainement un peu perdus et une tendresse surgit du fond de notre cœur touché par cette souffrance. Soutenue et accompagnée par les rituels d’un Maître, cette pratique – qui remonte aux origines du bouddhisme – leur ouvre la porte de meilleures réincarnations. En les aidant à se libérer de leur karma, les poissons rencontreront toutes les chances de se réincarner en être humains dans une prochaine vie.
Tous réunis autour de lhuntrul Rinpoché dans le centre nautique …L’un des trois containers de 500 kgs chacun … Rinpoché bénit les poissons …Chacun participe à la remise à l’eau … Plusieurs d’entre nous n’hésitent pas à se jeter à l’eau … D’autres le font involontairement ! … Quelques beaux nageurs du centre nautique proposent de participer …Les moines sont bien sûr en première ligne.
Vers la Bouriatie en passant par Irkoustk
Irkoutsk est la capitale du district de Sibérie orientale situé sur la côte ouest du lac Baïkal. La durée du vol de Moscou à Irkoutsk vous donnera une petite idée de la distance et de l’étendue du territoire de la fédération russe, le voyage dure 5h30 ou 6h30 selon les vols. Après un petit tour à pieds dans la ville, nous partons en car pour la Bouriatie et nous nous arrêtons à Arshan à l’ouest du pays après quelques 7h de route. Arshan, signifie « eau curative » en bouriate en raison de ses sources thermales réputées, il est aussi connu pour sa Datsan (gompa en bouriate) ancienne résidence d’un grand lama qui fut l’un des enseignants d’un précédent Dalaï-Lama … C’est là que Jigmé Rinpoche et Lhuntrul Rinpoche vont guider une pratique de Bouddha de médecine. Le petit temple est plein à craquer et trouver une place, même inconfortable, n’est pas évident. Nouveau départ tôt le lendemain matin pour une longue journée de car. Destination : Orlik où va se dérouler le Drupchö de Hayagriva. En route, Nos Rinpoches sont invités à pratiquer une offrande de fumée. De nombreux villageois arrivent et les familles entières viennent se faire bénir. Puis départ définitif pour Orlik où nous arriverons le soir vers 20h.
Partie sud de la Sibérie orientale, la Bouriatie se situe sur la côte est du lac Baïkal. Ses frontières sont communes avec le district d’Irkutsk et la petite république de Touva à l’ouest, la Mongolie au Sud et la région de Tchita à l’est … Embarquement à Moscou pour une nuit d’avion … Arshan, pratique de Sangue Menla dans la petite Datsan … Bénédictions de Nos Maîtres …Photos de fin de cérémonie avec une partie des participants et les moines … Les habitants … Offrande de fumée sur le chemin d’Orlik… Et la file d’attente pour recevoir les bénédictions de Jigmé Rinpoché.
Drupchö à Orlik
Imaginez-vous en pleine nature, au milieu d’espaces immenses, entourés de collines et de montagnes. On respire vraiment, on sent son cœur s’ouvrir et son corps se dilater, les bouriates nous expliquent que nous sommes sur une terre pure. La petite gompa en forme de yourte inaugurée il y a trois ans étant trop petite pour accueillir l’ensemble des participants au Drupchö, les amis de la communauté bouriate ont décidé d’installer un grand chapiteau juste à côté sur la prairie. Construit entièrement de leurs mains, ils ont fait des kilomètres pour couper et rapporter quelques dizaines de troncs d’arbres avec lesquels la charpente a été construite, puis recouverte de plastique bleu-vert. C’est là que nous allons passer nos journées, de 6h30 le matin jusqu’au soir. On peut dire que ce drupchö aura été marqué par le vert : verte la prairie, vertes les collines des alentours, vert notre restaurant en pleine nature (il s’agit certainement d’une grande tente de l’armée de la dernière guerre ! ), et verts les reflets sur notre corps lorsque nous sommes sous le chapiteau.
Légendes photos diapo 4
La belle gompa en forme de yourte … Le chapiteau du Drupchö … Pendant les pauses, on récupère du décalage horaire … On se fait remettre les vertèbres en place …Même les danses sacrées quotidiennes se teintent de vert … Notre « green » restaurant … A table pour les bons plats préparés par Victoria et Baatak … Jigmé Rinpoché et Lhuntrul Rinpoché partagent un soir notre dîner … 7h30, première pause, on se réchauffe auprès du feu qui chauffe l’eau du thé…Grand luxe : du pain grillé au feu de bois, d’ailleurs toute la cuisine est garantie au feu de bois et cela se sent ! … Lavabos en plein air dans la verdure … Dernier jour, le drupchö commence à 4h du matin (lever à 3h !), ceux qui lisent le russe ou le tibétain suivent le texte à la lumière de leur smartphone …Bénédictions à la fin du Drupchö … Le chapiteau est plein. Dehors, une petite foule attend sous la pluie avant de pouvoir entrer. Selon les « experts », nous sommes entre 300 et 400 … Dernier soir dans le petit restaurant d’Orlik
Nous inaugurons la statue de Gésar de Ling,
En 2016, lors de sa première visite, Jigmé Rinpoché nous avait annoncé son souhait de placer une statue de Gésar de Ling dans un lieu très particulier et en pleine nature. Grâce à nos offrandes, l’un des meilleurs artistes du pays a créé une superbe statue haute de 120cm. Après quelques heures d’un voyage rocambolesque où nos cars on affronté les éléments déchaînés, nous participons à une inauguration puissante, malgré la pluie et un vent glacial qui rendent la vie difficile au feu indispensable pour l’offrande de fumée. Mais pluie ou pas, Jigmé Rinpoché et Lhuntrul Rinpoché bénissent la statue et les Ki- Ki -So -So s’envolent vers le ciel, après avoir d’abord franchi une forêt de parapluies …
la statue de Gésar …Dur, dur d’allumer le feu … Les moines gardent le sourire … Offrande de fumée, pluie, froid et vent, un mélange plutôt glaçant, mais nos cœurs sont chauds … Jigmé Rinpoche ouvre l’offrande de fumée … Photo de la famille monastique RIPA … Site chamanique sur le chemin du retour
Une nature toute puissante,
La manifestation ininterrompue des éléments naturels est inhérente aux climats continentaux comme celui de Bouriatie. Cette fois-ci, nous avons été servis ! Froid, vents, pluie, orages bibliques … La presque totalité de notre séjour s’est déroulée sous les auspices des éléments déchaînés. S’installer dès 6h30 le matin sur les tapis humides d’un chapiteau naturellement réfrigéré par la nuit, traverser la prairie transformée en marais pour se rendre aux repas, aux toilettes, enfoncer ses chaussures dans de belles épaisseurs de boue pour rentrer dans notre petit hôtel, furent des expériences très intéressantes et quasi-quotidiennes … Sans oublier les rivières débordant de leur lit qui nous ont coupé la route à plusieurs reprises et nous ont confrontés à des moments un peu compliqués. Les quelques photos qui suivent vous donneront un aperçu de notre quotidien
Un nouvel orage se prépare … En chemin vers l’inauguration de la statue l’un de nos cars s’enfonce dans l’eau qui a submergé la route. Le second est entouré d’eau, impossible d’en sortir … Les bonnes volontés récupèrent troncs d’arbres et tout ce qui permettra au car de sortir de son ornière… Les routes sont submergées par la montée des eaux … A tel point qu’il faut escalader un chemin pour retrouver la route à nouveau carrossable lus loins … Les moines s’étant rapatriés en urgence dans notre petit hôtel à cause des inondations, ils dorment et déjeunent « chez nous ». Nous passons une matinée imprévue, drôle, joyeuse et animée à préparer leur repas … Nous sommes en été mais il reste ici et là de grandes plaques de glace. Certains endroits ne dégèlent jamais.
Ulan-Udé,
Dernière étape de notre aventure : Ulan-Udé, capitale de la Bouriatie. Le voyage en car dure … Une douzaine d’heures ! Le lendemain de notre arrivée, Jigmé Rinpoché est invité avec Lhuntrul Rinpoché à inaugurer un petit temple en pleine nature à une demi-heure de la ville. Nous nous y rendons. L’invitation vient de Danzan, une jeune Lama Bouriate dont le souhait est d’établir un temple pour les pratiquants laïques dans la tradition des yogis Nyingma et plus particulièrement de la lignée RIPA. Il avait d’ailleurs invité Jigmé Rinpoché à venir bénir l’emplacement il y a trois ans. Le début de la cérémonie est marqué par la venue de deux cavaliers arborant l’étendard de Gésar de Ling. Les danses sacrées tibétaines sont remarquablement exécutées par les moines sur un terrain en pente, ondulé, improbable et copieusement arrosé par des averses franches et massives. Puis la journée se termine par un petit concert de musique traditionnelle Bouriate. Deux jeunes musiciens de très haut niveau jouent sur un cousin éloigné du violoncelle au son superbe. Comme d’habitude, les participants sont nombreux et le petit temple en bois tout neuf ne pourra pas tous les contenir tous. Beaucoup assisteront à la cérémonie depuis la terrasse extérieure en regardant à travers les fenêtres.
Nos Rinpochés accueillis par Lama Danzan …A l’entrée du petit temple … Les deux cavaliers portant l’étendard de Gésar de Ling … De l’art de faire bénir sa représentation de Padmasambhava à distance … On reçoit les bénédictions et on photographie… Offrande de fumée … Les festivités … Superbes danses sacrées … L’art bouriate termine la journée …
Album photo