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Traduction des textes du Dharma

Comité International de Traduction de Ripa

La genèse du Comité international de traduction de Ripa remonte au début de 1993, lorsque Gyetrul Jigme Rinpoché a traduit la sadhana du Bouddha de Médecine du Tibétain vers l’Anglais. Par la suite, plusieurs étudiants de Rinpoché de différents pays traduisirent ce texte dans leurs langues respectives. Suite à cette première pratique, les courtes sadhanas de Taksham Yéshé Tsogyal, de Gourou Rinpoché, de Guésar Dralha, de Lhasang et les pratiques préliminaires condensées de Taksham furent traduites. En 2010, Gyetrul Jigme Rinpoché et S.E. Namkha Drimed Rabjam Rinpoché décidèrent tous deux de faire traduire certaines sadhanas détaillées, telles que le Drubchoe de Taksham Yéshé Tsogyal, le Drubchoe d’enrichissement de Guésar, etc… La Fondation Ripa Ladrang aux États-Unis devint responsable de la traduction des textes mentionnés du Tibétain vers l’Anglais, en confiant la plupart d’entre eux à la Vénérable Vanessa Kubota. Ces versions anglaises ont servi de référence pour les traductions dans les différentes langues européennes. Depuis 2012, tous les traducteurs du Comité dirigé par Lama Tenzin se réunissent deux fois par an pendant deux semaines pour discuter et corriger les textes traduits au cours de la période précédente.

Un certain nombre de nouveaux textes ont été traduits

Jusqu’à présent, un certain nombre de nouveaux textes ont été traduits, ainsi que les plus anciens mentionnés ci-dessus. Les plus récents sont : 1- Gourou Yoga en sept vers 2- Les six syllabes de Hayagriwa 3- Drupchoe de Taksham Yéshé Tsogyal 4- Drupchoe d’Enrichissement de Guésar 5- Les pratiques d’Offrandes de Torma aux Protecteurs de Taksham et aux Protecteurs de Guésar 6- Guésar Lhasang comme révélé par SE NDR Rinpoché 7- Pratique de Nyung-ney 8- Narak Kongshak, le Roi de la confession 9- Prière de Souhaits de Samantabhadra 10- Livret de prières de Saga Dawa 11- Livret d’introduction au Refuge 12- Tenshug, rituel d’offrande de longue vie 13- Offrandes du Mandala de la requête des Enseignements et des Initiations 14- Prière de Souhaits pour renaître en Soukhavati de Taksham Mitra Nyingthig 15- Sutra de Triratna Anusmriti, l’heureux Souvenir du Sutra des Trois Joyaux. Actuellement, notre travail se concentre sur la traduction et la correction de la biographie de S.E. Namkha Drimed Rabjam Rinpoché.  

Comment le Comité International de Traduction de Ripa (CITR) fonctionne

  La traduction des textes du Dharma est une tâche complexe qui requiert plusieurs compétences, comme une bonne connaissance de la grammaire et du vocabulaire tibétains, une bonne compréhension des enseignements du Dharma et une excellente maîtrise de la langue occidentale dans laquelle le texte est traduit. Cela étant, et après des années d’expérience, nous suivons un ordre particulier dans notre travail afin d’améliorer la qualité des textes qui en résultent. En premier lieu, l’un de nos principaux traducteurs traduit le texte tibétain original en anglais. A partir des versions anglaises et tibétaines, les autres traducteurs traduisent le texte dans leurs langues respectives. Lorsque le texte est prêt dans toutes les langues de notre sangha, les traducteurs se réunissent deux fois par an pendant deux semaines pour le corriger. Au cours de ces réunions du comité, Lama Tenzin lit trois ou quatre lignes du texte en tibétain et les explique mot à mot. Ensuite, l’un des traducteurs traduit ces explications en anglais. Tous les participants vérifient si le texte dans leur langue est conforme à l’explication donnée ou s’il y a quelque chose qui doit être modifié ou corrigé. Il y a souvent un débat sur la signification des mots tibétains dans le contexte particulier, et aussi sur ce qui serait le terme le plus exact dans les différentes langues, selon les nuances de la formulation. Après la discussion, la version anglaise qui en résulte est lue à haute voix et Lama Tenzin l’écoute attentivement, pour vérifier qu’elle est correcte, puis l’entérine. Ce processus garantit un niveau de qualité comme si le texte était traduit par une seule personne. Même si le traducteur est très compétent et expérimenté, il y a toujours place à l’erreur. Pour ne donner qu’un exemple, les mots tibétains tels que « SKU », « SUNG » et « THUGS », pourraient signifier corps, parole et esprit éclairés lorsqu’ils sont liés à un être suprême comme un Bouddha ou un Boddhisattva, mais lorsqu’il s’agit d’un être ordinaire comme un roi, un chef ou une personne importante, les mots « SKU », « SUNG » et « THUGS » sont utilisés pour nommer leurs trois portes de manière polie. Nous commettrions une erreur en les qualifiant d’éclairés. De même, de nombreux paragraphes ne peuvent être traduits correctement sans une bonne compréhension du contexte. Il y a aussi des formulations difficiles à interpréter car certains textes sont écrits de manière très cryptique. Pour toutes ces raisons, il est très important de toujours avoir l’appui des lamas qui sont connaissens le travail de traduction.

Comment soutenir le Comité International de Traduction de Ripa (CITR)

Selon les mots de notre Maître bien-aimé, Gyetrul Jigme Rinpoché, « le comité de traduction de Ripa » est très significatif pour la lignée Ripa puisqu’il a travaillé sur de nombreux projets différents au fil des ans, affinant constamment la qualité des traductions, et il doit être soutenu pour s’assurer que son travail ne cesse jamais de décliner mais continue à se développer ». Le CITR fournit à la sangha non seulement des textes de pratique pour les retraites et les programmes du Dharma, mais aussi tout texte demandé par nos maîtres, en comptant sur un budget modeste. Pour l’instant, nous ne pouvons couvrir que les frais d’hébergement, les frais de voyage et une offre de remerciement aux traducteurs après les ateliers de correction semestriels. Seuls quelques-uns d’entre eux reçoivent une petite allocation. Les autres ont travaillé sans être payés pendant toutes ces années, mais il est difficile de continuer ainsi. Nous avons besoin d’un bon plan à long terme et d’un soutien financier. Donc, s’il vous plaît, si vous voulez contribuer à parrainer notre équipe, tout don sera très utile et très apprécié. Votre soutien aidera à réaliser les souhaits de nos Maîtres, et le Dharma à se diffuser et à durer, étant bénéfique pour tous les êtres ainsi qu’une grande action vertueuse.  

  

L’ objectif de la traduction des textes du Dharma

Si l’on se réfère à l’histoire du bouddhisme tibétain, au 8ème siècle le grand roi du Dharma, Trisong Detsen, décida de dissiper les ténèbres du Tibet avec la lumière du Dharma. Lorsque la construction du Monastère de Samye débuta, de nombreux obstacles créés par des êtres humains et non humains se dressèrent. Le roi invita donc l’Abbé Shantarakshita et l’Acharya de Padmasambhava d’Inde afin de les pacifier. Une fois arrivés au Tibet, l’Abbé et l’ Acharya conseillèrent au roi de traduire les enseignements du Dharma en Tibétain, afin de permettre au plus grand nombre de ses sujets d’accéder à l’étude et à la pratique du Dharma, ce qui permettrait à l’Enseignement de se diffuser dans le pays et d’y perdurer plus longtemps.

Pour accomplir cette mission, le roi Trisong Detsen réunit les enfants les plus intelligents du pays et essaya de leur enseigner la langue de l’Inde mais, malheureusement, ils ne pouvaient même pas répéter les mots correctement. À ce moment-là, le grand Padmasambhava, qui est suprêmement bon pour tous les êtres du monde en général, et pour les Tibétains en particulier, suggéra de rechercher quelques enfants spéciaux, tels que Pagor Hedod et d’autres, qui avaient la capacité d’apprendre avec précision grâce à leur karma antérieur.

Ainsi le Roi Trisong Detsen et tous ses ministres se mirent personnellement à la recherche de ces enfants prédestinés par Padmasambhava et les invitèrent avec leurs familles au Monastère de Samye. Les enfants étudièrent avec l’Abbé Shantarakshita et l’Acharya de Padmasambhava, devenant ainsi des érudits hors pair.

Comme l’a dit Lodhen Sherab, un grand traducteur de la Nouvelle École de Traduction :

« Vairocana correspond aux confins de l’espace,

Kawa Palstek et Chokro Luyi Gyaltsen sont tous deux comme le soleil et la lune ensemble, Rinchen Sangpo est comme une étoile brillante du petit matin,

Devant eux, je suis comme une luciole ».

Ils travaillèrent avec l’Abbé, l’Acharya et de nombreux autres Pandits indiens tels que le grand Vimalamitra et le Bouddha Guhya, et traduisirent en Tibétain environ trois cents volumes de Sutras, de Tantras et de commentaires, pendant plus de trente ans. Grâce à cela, les Tibétains purent réellement étudier et pratiquer le Dharma, et, de plus, beaucoup d’entre eux ont même pu devenir des érudits, en écrivant eux-mêmes de nombreux textes de base et de commentaires basés sur les traductions originales. Ainsi, le Dharma imprégna le Tibet et, de là, continue de nos jours à se répandre dans le monde entier, devenant la cause et la condition du bienfait et du bien-être tant de l’Orient que de l’Occident.

Comme l’a dit le Boddhisattva Thogmed Sangpo :

« Tous les Bouddhas, la source des bienfaits et du bonheur,

sont accomplis par la pratique du Dharma,

qui dépend aussi de l’apprentissage de sa réalisation ».

Ces Occidentaux qui s’y intéressent et ont foi dans le Dharma, et en particulier les étudiants de notre lignée, quel que soit le type d’enseignement qu’ils étudient et pratiquent, ont besoin que leurs textes soient traduits dans leur propre langue. Ne pas disposer de ces traductions signifierait que la porte du Dharma leur est presque fermée. Il est donc très important que les textes soient traduits de manière très précise, en préservant leur signification dans des mots que les étudiants peuvent comprendre.

Centre Ripa International

Hilfligweg 10,

3172 Niederwangen, Bern,

Suisse

Phone: +41 (0)31 984 03 58

Email: info@ripa-international.com

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